dimanche 24 mars 2019

L'épique Trail des Piqueurs


Il y a un an, une petite délégation lyonnaise était allée se perdre au fin fond du Livradois, et à leur retour, ils ne tarissaient pas d’éloges sur le Trail des Piqueurs.
Fin 2018, les Amis de Kikouroù lancent le TASK (Tirage Au Sort Kikouroù) pour faire gagner des dossards sur plein de courses sympas. L’un des premiers mis en jeu sera pour le Trail des Piqueurs. Influencé par les bons retours de l’an dernier, je participe, et je suis tiré au sort ! Super content de représenter Kikouroù sur ce trail réputé ludique, dur et sauvage, que je vais adorer, c’est sûr, même si physiquement, ça fait un peu peur.


Trail des Piqueurs - 24/03/2019 - 52 km / 2450 mD+


Samedi après-midi, Sébastien me récupère à Lyon et on roule sur des routes de plus en plus petites jusqu’à Saint-Jean-des-Ollières, charmant petit village perdu dans le Livradois. Il fait beau, on récupère les dossards et on s’en va profiter du coucher de soleil et d’un bon repas bio et local à l’Auberge d’Egliseneuve-des-Liards En compagnie d’un autre traileur, venu d’Ile de France. On y passe une bonne nuit.

Dimanche, le réveil sonne à 5h00. Nos sympathiques hôtes se sont exceptionnellement levés tôt aussi pour nous préparer un bon petit dèj. Dehors il doit faire 2° et un maximum de 15° est annoncé dans la journée avec un grand soleil. Je m’équipe en fonction : corsaire en bas, et maillot manches longues sur le maillot manches courtes en haut, les manchettes en plus, le buff sur la tête et la casquette dans la poche. De quoi enlever les couches nécessaires quand la température va monter.

A 7h00 il fait super beau, pas trop froid, le bœuf Salers tourne sur sa broche, et la troupe s’élance pour 4 km d’échauffement globalement légèrement descendant, c’est agréable.

Au 5e kilomètre, le chaos basaltique du Courdeloup se dresse devant nous, les choses sérieuses commencent. Ca se grimpe comme un gros escalier, en mettant un peu les mains quand-même. On est frais donc ça passe bien en faisant un peu chauffer les cuissots. Par contre j’ai perdu Sébastien, à force de fixer mes pieds et les cailloux. On ne se reverra qu’à l’arrivée (non, cette fois je ne vais pas le doubler dans le dernier km !).

Dans le pierrier du Courdeloup

Pierrier du Courdeloup

Les kilomètres suivants sont beaucoup plus roulants, en détente. C’est comme ça sur ce trail : il y a des portions raides et techniques séparées par des liaisons roulantes. C’est ainsi qu’on arrive assez vite au premier ravito, après 9 km, où je refais les niveaux, deux rondelles de banane, une tranche de pain d’épice pour la route et je ne m’attarde pas. Les sensations sont bonnes et les premiers hors-pistes velus nous attendent dans les kilomètres à venir. On entre vraiment dans ce qui fait la spécificité du Trail des Piqueurs : ces singles en forêt avec des descentes super raides vers de beaux ruisseaux à traverser et à longer, puis on remonte en face droit dans des pentes à plus de 35% (bien plus même parfois). Heureusement que des cordes sont là pour nous aider dans ces pourcentages de folie, et heureusement aussi que j’ai écouté David qui me conseillait de mettre des mitaines pour me protéger les paumes.

Au 17e kilomètre, on monte gentiment sur une piste assez roulante, mais pas assez pour courir. J’en profite pour me détendre en marchant d’un bon pas quand-même, mais le cerveau est au repos, je suis dans la lune. Depuis plusieurs minutes il y a un gars quelques dizaines de mètres devant, qui ne me distance pas, que je ne rattrape pas non plus… sauf quand il finit par s’arrêter pour me dire que ça fait longtemps qu’il n’a pas vu de balise. Moi non plus, vu que je suis dans la lune… Bref, on a loupé une bifurcation 500 mètres plus tôt. Pas grave, on a juste perdu 6 ou 7 minutes dans l’affaire. Je me re-concentre sur la course et c’est reparti pour des up & downs raides et rigolos, avec plein de jolies jonquilles partout.

Au ravito du 23e kilomètre il est 10h10, il est temps de manger un morceau (en plus de refaire le plein des bidons bien sûr). Tucs, Saint-Nectaire, jambon, un carré de chocolat et un abricot sec, le tout dans le désordre sinon c’est pas marrant, et je repars en marchant et en finissant mon petit repas.

Les portions vallonnées se succèdent et j’ai comme un coup de mou pendant une petite heure. Le parcours exigeant m’a déjà un peu fatigué mais en fait je mets surtout cette petite baisse passagère sur le compte de la digestion du ravito.



Au 32e kilomètre ça va mieux et ça tombe bien, car comme nous l’indique le petit panneau, nous entrons dans le Vallon des Martinanches. Cet endroit est féerique. Il y a le ruisseau, tous ces arbres couverts de mousse verte et les rayons du soleil qui viennent se faufiler au fond de cette petite vallée encaissée.


Le Vallon des Martinanches

Mais très vite il faut cesser de s’émerveiller et ressortir le piolet (mince je n’en ai pas !) car pour sortir du vallon c’est raide de chez raide (« l’escalade c’est par là », comme dit le panneau). Un beau mur, des passages entre les rochers, le ruisseau à traverser, encore un mur, et enfin le replat dans un joli bois puis sur une piste roulante jusqu’au ravito du Château des Martinanches.

Le Château des Martinanches

Ravito des Martinanches
Château des Martinanches
Il est superbe ce ravito du 35e, avec les bénévoles en costume médiéval devant ce château et ses douves… je l’aurais bien visité moi celui-là. Mais c’est pas tout ça, il est 12h12 et donc j’ai faim. Pain, fromage, jambon, mais pas trop pour ne pas avoir de contre-coup digestif comme tout à l’heure.

En longeant le Vallon des Martinanches, on est sur un chemin qui devrait être roulant, s’il n’y avait pas tous les 30 mètres un arbre tombé en travers à franchir, par-dessus, par-dessous, double-franchissement par-dessus, triple oxer… ils nous ont pris pour des chevaux ou quoi ? Bon allez, il était rigolo quand-même ce chemin, tant qu’on ne devait pas prendre à gauche tout droit dans la grosse pente… ah ben si tiens, on prend à gauche !



Quelques up & downs plus tard, au kilomètre 43, voici un joli ruisseau tombant sur les rochers, c’est la Cascade de la Cruche « où l’on pourra pratiquer le canyoning… à l’envers !! » comme le dit si bien le site de la course. Et bien devinez quoi, c’est à l’image de ce trail : très beau et très raide ! Tellement raide que je dois me hisser grâce à la corde, à la force des bras (et des jambes aussi quand même, il ne faudrait pas qu’elles s’ennuient).




Deux ou trois petites grimpettes de plus et voici le dernier ravito, au kilomètre 46. Ravito rapide, selfie réglementaire avec les ânes et je m’en vais en finir avec les 7 derniers kilomètres, tant bien que mal car je commence à être atteint physiquement à force de grimper raide, descendre raide, enjamber des arbres, fléchir pour passer sous des arbres et toujours relancer entre les difficultés.

On n'est pas bien là ?

Encore une bosse à passer pour arriver sur le fameux dernier obstacle au 50e kilomètre : le Pic de la Garde. Un bon gros chaos basaltique dans lequel je progresse doucement avec ce qu’il me reste de forces, de pierre en pierre tranquillement, et une fois en haut, ce n’est pas fini ! Il reste le sommet, un gros rocher à escalader… et puis tiens un autre derrière ! Et enfin la table d’orientation et la Vierge. J’admire la vue et me lance dans la dernière descente.

Le pierrier du Pic de la Garde

L'un des derniers blocs à escalader

Au sommet du Pic de la Garde

Histoire de ne pas finir sur une descente facile, le dernier kilomètre est en côte, il fallait bien ça pour se finir ! Et voilà le village, l’ambiance, le speaker, l’arche, c’est fait ! En 8h10 je boucle ce super trail fatigué comme il se doit mais en bon état et vraiment très content d’avoir découvert ce vrai beau parcours de trail sauvage, parsemé de bénévoles et de spectateurs chaleureux !

Sébastien est là, bien cramé aussi, et on refait la course. Une petite bière, l’excellent repas avec bœuf, patates au lard, Saint-Nectaire et soleil, et il est temps pour nous de trainer nos carcasses jusqu’à la voiture (qui n’a jamais été aussi loin) pour rentrer à Lyon après une bien belle journée de sport et de nature.










dimanche 3 mars 2019

Cabornis à l'improviste

Et oui ce n'était pas prévu, et pourtant j'ai fait les 40 km du Trail des Cabornis le 3 mars dernier.

Les photos - Le film

En général j’aime bien planifier mes courses à l’avance, et les préparer en étudiant le parcours, mais là… j’ai juste cliqué !
L’explication de ce clic impulsif tient en quelques points :

1) Je n’ai jamais fait cette course locale qui est toujours mal tombée dans mon planning
2) J’avais complètement oublié qu’elle serait ce week-end et puis de toute façon je pensais être en vadrouille loin de Lyon
3) Finalement j’étais dispo, donc, à trois semaines du Trail des Piqueurs, j’envisageais de me faire une bonne sortie longue dans les Monts du Lyonnais
4) Sur Kikourou, le jeudi, le surnommé Benman propose de covoiturer qui veut pour aller aux Cabornis
5) Me souvenant subitement que cette course existe, je me dis que ça ferait une bien belle sortie longue, avec un covoiturage tout trouvé avec un copain, et en plus je suis en super forme en ce moment donc même pas peur de faire 40 km
6) Je clique !


Dimanche matin je retrouve donc Benoit, et Jérémy, pour aller en voiture à Chasselay, lieu de départ et d’arrivée du Trail des Cabornis qui nous propose une belle balade de 40 km / 1800 mD+ dans les Monts d’Or par un temps doux et plutôt ensoleillé.

On arrive presque pas en retard, mais il ne faut pas traîner pour prendre le dossard, les affaires de course (sans oublier la GoPro qui a failli rester dans le coffre), et se mettre en position dans le sas où on croise quelques sympathiques connaissances.

9h00, hommage à Juliette Bénédicto, et c’est parti pour deux kilomètres de mise en jambes avant la longue montée vers le Mont Verdun.
Les courses de 22 et de 40 km partant en même temps, il y a une grosse densité de population sur les premiers sentiers. On se sent un peu oppressé mais les chemins sont larges et je ne comptais de toute façon pas faire de folies en début de course (car 40 km c’est quand même long), donc je prends un rythme un peu en dedans en suivant le troupeau, et en regardant Benoit s’en aller doucement mais sûrement.

Sur le replat qui suit je suis rejoint par Franck et Bruno avec qui je fais connaissance. On papote un moment, jusqu’à ce que je doive faire un arrêt vidange.

Derrière Franck et Bruno sur l'une des quelques parties bitumées du parcours

Naturellement je me sens plus léger, et je déroule facilement sur un terrain plus roulant que je croyais.
Le bon état de forme que je ressentais à l’entrainement se confirme, je suis vraiment bien, et je finis par rattraper Franck et Bruno… puis par les distancer.

Un petit passage au ravito du 15e, animé en musique, pour refaire les niveaux, grignoter quelques bricoles boire un coup de Coca, et je relance. Globalement sur cette course j’ai beaucoup relancé, dès que ça devient roulant, je relance, et les jambes répondent bien. D’autant plus que sur cette première moitié de course j’ai l’impression qu’on ne fait que descendre.

Bien sûr je sens ma petite douleur à la cheville gauche, surtout dans les descentes roulantes, mais ça ne me gêne pas trop pour l’instant. On verra plus tard si ça se dégrade. En attendant ça descend encore plus puisqu’on plonge vers Couzon-au-Mont-d’Or au 20e km. Enfin des chemins que je connais (parce que la plupart du temps je ne savais pas trop où j’étais, vu que je ne vais pas souvent dans les Monts d’Or et que je n’avais pas repéré le parcours avant). Je sais donc ce qui nous attend à Couzon… on va forcément remonter droit sur le Mont Thou par le célèbre segment du Mont Thou express. En effet, c’est bien les pentes du Mont Thou express que j’attaque à 11h25 après 22 km. Je me dis que c’est maintenant que je vais savoir s’il faut gérer ou si je vais pouvoir me lâcher sur la deuxième partie de la course. Je prends mon rythme dans la montée, plutôt bon, pendant un moment je suis tout seul, ça change du début de course, puis je rattrape quelques coureurs avant de basculer dans la descente vers Saint-Romain.

Je ne sens pas de coup de mou après la mi-course et cette bonne côte, tout va bien et je continue de bien relancer sur les alternances de petits raidards et de pistes roulantes autour du Mont Cindre… jusqu’à ce que je tombe sur Romuald. Ca me surprends car il est normalement bien plus rapide que moi. Mais le pauvre est dans un mauvais jour et doit gérer des débuts de crampes. Je l’encourage et continue ma progression, de caborne en caborne, de coureur en coureur.

Une caborne

C’est ainsi que je finis par reprendre Benoit qui commence à fatiguer après 30 km et que je lâche dans la « côte du segment Strava », je suis impitoyable !



Pendant quelques kilomètres on repasse sur les mêmes chemins qu’en début de course, avec une belle vue sur les Alpes et le même ravito qu’au 15e, sauf que là on est au 32e. Petite pause remplissage, grignotage, petite soupe bien bonne et descente vers Poleymieu, avec des jambes toujours en forme, et même ma petite douleur à la cheville qui s’estompe au lieu d’empirer, que demander de plus ?
Ben le retour du soleil par exemple… ok le voici ! Dans la dernière côte, jusqu’à l’église de Poleymieu, le paysage est top, l’église ensoleillée, la pente est raide, juste ce qu’il faut pour monter doucement en prenant des photos.

La côte de l'église de Poleymieu

Fin de la côte, donc relance ! C’est encore un peu vallonné jusqu’à la Croix Rampau puis c’est la dernière descente, à fond. Je donne tout ce qui reste, puisque j’ai encore de l’énergie et que j’aime bien descendre comme un cochon, grouik !

Dernier kilomètre, fin de la descente, je vois un coureur au loin, alors je veux le doubler, je donne tout pour finir 8 secondes derrière lui, mais au moins j’ai profité jusqu’au bout de ma super forme du moment et je suis très content de passer la ligne 138e en 4h36, bien plus rapide que je ne l’aurais imaginé, en ayant la sensation d’en avoir encore sous le pied… ça c’est le pied !

Maintenant c’est la dernière ligne droite avant le Trail des Piqueurs le 24 mars. J’espère garder cette belle forme et ne plus avoir mal à la cheville d’ici là.







samedi 23 février 2019

Runs en vacances : Chili et Rapa Nui


L'année running 2019 promet de belle choses et elle commence bien ! Après la reprise de l'entrainement et déjà la course de rentrée, l'inévitable Hivernale des Coursières, c'est en voyage au Chili et sur Rapa Nui (l'Ile de Pâques) que je me suis fait quelques jolies sorties.


Puerto Natales le 29/01


Un tour de 8 km dans la petite ville de Patagonie chilienne, sous la pluie au début, puis au soleil à la fin.





Santiago le 01/02


En 12 km j'ai fait une petite revue des principales places du centre avant de partir à l'assaut de la colline San Cristobal par un petit sentier, jusqu'à la Vierge qui domine la ville.







Rapa Nui le 06/02


Un run de 15 km, de Hanga Roa, la petite ville de l'île où se dressent quelques Moaïs, au sommet du Rano Kau (300 m), qui m'en a mis plein les yeux !








Levé de soleil sur Rapa Nui le 09/02


Avant de quitter cette superbe île, il était indispensable de me lever tôt pour remonter sur le Rano Kau voir le soleil se lever... magique !








Et maintenant je reprends l'entraînement pour préparer le Trail des Piqueurs fin mars.





lundi 31 décembre 2018

Bilan 2018 et regards sur 2019


En 2018, la montagne fut trop hard, les raids de fin d’année furent un succès.


Le principal objectif de 2018 était de faire mon premier ultra de montagne sur le format exceptionnellement long de la Montagn’Hard. En fin d’année, j’avais un échec à effacer sur Le Puy Firminy, puis, comme c’est une année paire, finir en beauté sur la SaintéLyon (exceptionnellement longue elle aussi) allait de soi.

Prévisions :

Pas de Coursières ni de marathon cette année, donc les objectifs étaient les suivants :
- Montagn’Hard Ultra : avec pour seul but de finir un premier ultra en montagne avec une nuit dehors.
- Finir la saison par l'enchaînement des 68 km de Le Puy - Firminy et des 81 km de la SaintéLyon à deux semaines d'intervalle.


Réalisations :


En chiffres ça donne :

2018km pour 54000mD+ 
Dont 416km pour 17100mD+ en compétition.

9 courses :
5 trails :
    Hivernale des Coursières 31k
    Trail du Lac de Paladru 50k
    Ultra Boucle de la Sarra 6h 35k
    Le Pilatrail 42k
    La Val'Lyonnaise 26k

1 trail long :
    La Montagn'Hard 62k (montagne)

2 raids :
    Le Puy - Firminy 68k
    La SaintéLyon 81k

1 semi-marathon :
    Les Foulées San Priotes


Et par rapport aux prévisions ?

La descente du Tricot finira de m'achever

Finir mon premier ultra de montagne sur la Montagn'Hard :

NON !
Une course très difficile et un manque de montagne dans la prépa m'ont amenés à l'abandon au 62e km, complètement fracassé. Tout est raconté ici : La Montagn'trop'Hard

Une saison finie en beauté !

Réussir l'enchaînement LPF et STL :

OUI !
Non seulement l'enchaînement des deux raids s'est bien passé, mais j'en tire de grandes satisfactions : de bonnes performances, la revanche sur Le Puy - Firminy, et une gestion des conditions difficiles bien maîtrisée sur la SaintéLyon.




La campagne du Lac de Paladru
De belles découvertes et des bonnes surprises :

OUI !
J'ai découvert le beau Trail du Lac de Paladru, j'ai participé pour la première fois à l'Ultra Boucle de la Sarra et j'ai aimé ça.
Je suis revenu sur l'Hivernale des Coursières, sur le Pilatrail, sur la Val'Lyonnaise et sur les Foulées San Priotes où j'ai réalisé de bonnes perfs, surtout sur le semi où j'ai explosé mon record, à mon grand étonnement !


A la Croix de Belledonne

Les beaux offs avec Kikourou et le LUR :

Les années se suivent et se ressemblent, avec beaucoup de offs partagés avec tous les copains rencontrés grâce à ces deux associations de coureurs sympas.
On a encore bien ratissé les Monts du Lyonnais, les rues pentues de Lyon, les collines du Nord (m)Isère, et même les cailloux du massif de Belledonne !


Afrique du Sud

Des sorties en solo en France et dans le Monde :

Cette année j'ai beaucoup bougé, en France et à l'étranger, pour les vacances et des week-ends de détente. Et à chaque fois j'en profite pour caser une ou deux sorties, dans des décors qui valent le détour, comme dans le Pilat, sur le Sénépi, dans la Drôme, en Ardèche, à Cuba et aussi en Afrique du Sud.



Et le vélo alors ?

J'en fais encore un peu. J'ai profité de la coupure de juillet pour le ressortir, entre autres pour une belle boucle de 80 bornes dans les Monts du Lyonnais, et un bon petit col dans le Bugey.



Regards sur 2019


La SaintéLyon a laissé des traces : une petite tendinite à la hanche gauche, donc je me suis accordé trois semaines de pause pour reprendre l'entrainement fin décembre.

2019 est presque là et après beaucoup d'hésitations (le choix de courses est vaste) j'ai dessiné le programme suivant :
- Du volume et du physique pendant quelques mois car le but c'est la montagne.
- Peut-être le semi des Foulées San Priotes, qui serait totalement hors sujet mais que j'aime bien
- Une première course de préparation le 25 mai, qui est déjà un gros morceau : le Grand Raid 73 (73 km, 4800 mD+)
- Une deuxième course de préparation le 15 juin, cette fois avec les copains d'Irigny : le Tour du Criou (53 km, 3500 mD+)
- Selon l'avancement de ma prépa, le 6 juillet, le Trail des Bauges (42 km, 2800 mD+) ou la Moins'Hard (39 km, 2900 mD+), ou du repos...
- L'objectif majeur le 20 juillet : l'Ultra Tour du Beaufortain (109 km, 6900 mD+)

Le deuxième semestre se précisera plus tard mais j'ai déjà quelques envies, pas toutes compatibles, comme le marathon du Run In Lyon, le Marathon du Beaujolais, le Sainté Trail Urbain... ou d'autres surprises, on ne sait pas.

Mais pour commencer, comme toujours, ça sera la rentrée habituelle des copains lyonnais à l'Hivernale des Coursières.


Bonnes fêtes de fin d'année et à bientôt en 2019 !!!


















dimanche 2 décembre 2018

Paire de raids - n°2 - La SaintéLyon


Deux semaines après Le Puy - Firminy, la SainteLyon était la deuxième manche de ma paire de raids, et pas des moindres !
En effet cette année la Doyenne fêtait son 65e anniversaire en grandes pompes (route ou trail ?) avec un tracé spécialement corsé, de 81 km, réunissant tous les passages mythiques des éditions précédentes, concocté spécialement par Alain Souzy, qui savait qu'il allait nous quitter. Comme il disait : « Les coureurs veulent en chier, alors ils vont en chier. »... bah ouais, on en a chié.

Le décor est planté. Le dossard est récupéré (ça je l'ai fait le vendredi soir), place au récit.


Les photos - le film


Samedi 1er décembre, de nombreux lyonnais ont préféré le train aux navettes de l’organisation, et je retrouve donc plein de copains dans le TGV de 19h05 à la Part-Dieu.
A 19h55 la colonne de coureurs est à Saint-Etienne en direction de la Plaine Achille. En route je retrouve mes parents venus m’encourager, c’est sympa. On discute un moment puis je rentre dans le Flore, le grand restaurant réservé comme chaque année par Kikouroù pour être ensemble et au calme avant le départ.
Au programme : pâtes à la carbo, tarte, café, papotages (notamment avec Sébastien qui espère que je ne le doublerai pas dans le dernier kilomètre comme au RIL 2016… quelle idée ?), applaudissements admiratifs pour les courageux de la 180 qui nous rejoignent au Flore après avoir fait le trajet à pied depuis Lyon. Ils ont eu beau temps et trouvent que le terrain est bon avec presque pas de boue... Autant le dire tout de suite, entre ce jour et la nuit, ça sera le jour et la nuit (CQFD).

Vers 21h30 je commence à me changer. Ca fait une semaine que je me pose des questions sur la tenue, avec des prévisions météo qui annoncent de la pluie et des températures douces. Combien de couches ? Longueur des manches ? Longueur du collant ? C’est maintenant qu’il faut choisir. Même si les températures sont chaudes pour la saison (5° annoncés à Saint-Catherine dans la nuit par exemple) je me méfie du ressenti, avec la nuit et la pluie. J’opte donc pour le collant long et trois couches en haut : première couche Helly Hansen, deuxième couche Cimalp manches longues et la veste de pluie Cimalp Storm. Je laisse les gants dans le sac car au-dessus de 0 j’ai rarement froid aux doigts en courant. Pour les chaussures c’est les Saucony KOA TR, comme prévu.

Comme il ne fait pas froid, il ne faut pas tarder à aller se placer dans la zone de départ si on veut partir dans les premières vagues car il y a déjà beaucoup de monde dehors. Je sors donc un peu après 22h00 avec Franck, Romain et David et on intègre la foule des coureurs prêts à en découdre, après avoir déposé nos sacs dans les camions. Il faut maintenant être patient. On discute un peu pour passer le temps et pour oublier que la pluie commence déjà à nous tomber doucement dessus. Puis le speaker nous parle du parcours « testament » d’Alain Souzy avant une minute d’applaudissements.

A 23h30 la SaintéLyon est lancée ! C’est la première vague qui part à fond, puis un quart d’heure plus tard la deuxième.
Nous sommes donc dans la troisième vague, la « vraie », celle de minuit !
Comme les deux vagues précédentes, nous avons droit à notre Light My Way, le décompte, et c’est parti !


Saint-Etienne - Saint-Christo : 19 km, 2h09


Ca fait du bien de bouger enfin et je m’élance à bonne allure, limite trop vite, dans les 11 km/h, sur les 3 premiers kilomètres de plat. Vient déjà la première variante de cette année, la côte de Saint-Jean-Bonnefonds, 2 km roulants où il ne faudrait pas se fatiguer de suite. Je réduis donc un peu la voilure, et relance raisonnablement dans la descente vers Sorbiers. C’est là qu’on retrouve le parcours habituel sous les encouragements des spectateurs qu’on remercie au passage.

On sort de Sorbiers par les coulisses sur les premiers chemins, mouillés, qui s’élèvent dans la forêt, avec parfois de beaux points de vue sur le serpentin de frontales. Pas de doute, on est bien sur la SaintéLyon !




Depuis le départ j’avance bien, sans avoir de grandes sensations, et avec une foulée que je trouve moins dynamique que ces derniers temps, mais pourtant efficace. Il faut dire que je n’ai presque pas couru depuis Le Puy - Firminy donc je ne sais pas trop où j’en suis physiquement. Je ne m’inquiète pas de toute façon il me faut toujours au moins une heure pour être dans le rythme. Ce qui pourrait m’inquiéter plus c’est que ce rythme soit trop élevé, il l’est un peu, pas excessif non plus, je ralentirai plus tard, me dis-je.

Pendant ce temps ça re-grimpe, et même bien, jusqu’au kilomètre 16 au-dessus de Valfleury, où on peut relancer en ayant l’impression d’être déjà bien dans le vif du sujet. J’ai eu un peu chaud dans cette longue montée et pour ne pas trop transpirer j’ai joué sur les fermetures éclair de la veste de pluie et du maillot, ça a suffi, et je les referme dès qu’il fait moins chaud. Ca va j’ai maintenant confiance en mon choix vestimentaire.

Saint-Christo est en vue, enfin, car ça fait déjà 19 km et 2h10 depuis le départ.
Il y a déjà du monde au ravito mais c’est grand et j’arrive à accéder rapidement aux tables pour refaire les niveaux des bidons, boire un gobelet d’eau gazeuse, prendre un petit cake et repartir aussi sec… euh non, il pleut encore je rappelle.



Saint-Christo - Sainte-Catherine : 32 km, 3h53


C’est roulant, je reprends mon rythme (toujours un peu trop rapide donc) jusqu’à la côte de la Croix Bicouri qui nous amène sur les crêtes. Presque 900 m d’altitude, le vent du sud, la pluie, là ça ne rigole pas ! C’est le seul moment où j’aurai un peu froid mais finalement pas trop, ma tenue est définitivement validée !

L’ajout de la descente de Plein Pot au milieu du parcours des crêtes rompt la monotonie de ce secteur que j’avais trouvé lassant il y a deux ans, j’aime bien. A 3h30 je commence à me mettre à l’aise. Je profite de la petite remontée qui suit pour manger une barre et mettre le MP3 en route. Petit coup de boost avec la petite descente un peu technique sur Sainte-Catherine. On ne peut pas dire que cette SaintéLyon 2018 aura été amusante, mais là je m’amuse un peu, quand même. En plus je suis bien content d’arriver à Sainte-Catherine car c’est à partir de là que je connais le parcours par cœur. J’avais juste envie d’expédier ces 32 premiers kilomètres pour être là, maintenant… enfin vingt minutes plus tard d’après mes prévisions, qui ne prévoyaient pas que j’irai si vite.
Ravito de Sainte-Catherine

A 3h53 j’entre dans la zone de ravito où je vais, comme prévu, faire ma plus longue pause. Remplissage des bidons, soupe, sandwich saucisson-fromage et go, le tout en 7 minutes ! Je m’étais mis comme objectif d’arrêter de perdre du temps sur les ravitos, là on est bien.




Sainte-Catherine - Saint-Genou : 47 km, 5h58


Ne pas traîner au ravito signifie quand même repartir en marchant avec le gobelet de soupe à la main. C’est toujours mieux que d’être resté scotché à la table. Une fois la soupe avalée, je remets une dose de poudre iso dans le bidon de gauche et le petit footing du dimanche reprend dans les rues de Sainte-Catherine.

Je suis toujours plutôt bien, et ça tombe bien car jusqu’à Saint-Genou il y a les 15 kilomètres cruciaux de cette SaintéLyon. Si je suis effectivement parti trop vite c’est là que je vais le sentir et il faudra alors que je ralentisse pour ne pas compromettre ma fin de course, me dis-je.

Dans la montée du Rampeau
En attendant c’est l’heure de s’envoyer le Bois d’Arfeuille fissa (comme d’hab), jusqu’au maintenant fameux tourne-à-gauche-droit-dans-le-mur du 38e kilomètre… voici venir le Rampeau !
Un mur de 700 m, 180 mD+, le changement de rythme est brutal. Heureusement, je connais la bête. Je sais que j’en ai pour un quart d’heure à mettre un pied plus haut que l’autre et que ça va bien se passer. En plus au milieu de la pente une petite distraction nous est offerte par Benoit et ses copains qui hurlent des encouragements autour d’un grand brasero, top ambiance !

Ce que je sais aussi (ça a du bon les recos), c’est qu’au sommet on est très exposé au vent et qu’on prend toujours un coup de froid. Alors je sers les dents et relance le trottinage pour vite me mettre à l’abri dans les jolies ruelles de Saint-André-la-Côte, au 39e kilomètre. Il est 5h00, je n’ai pas sommeil…

Le morceau suivant c’est le Signal, le point culminant de la course. En soi la montée n’est pas dure, car on le contourne pour y accéder en deux temps par le nord-ouest, mais elle est longue. La fatigue commence doucement à pointer le bout de son nez. Pour me distraire (l’une des rares fois où je sors de ma concentration) je regarde le serpentin lumineux qui me suit, puis je mange une barre de nougat, miam. Après une mini descente ça grimpe encore. Il est longuet ce Signal. Puis ça redescend. Je ne sais plus trop où on en est là. On a dû passer le sommet déjà… je ne l’ai même pas remarqué !

Retour dans ma bulle de concentration et à l’attaque du Bois des Marches, cette descente un peu caillouteuse où il vaut mieux avoir l’œil et le pied sûr, c’est mon cas, je me fais plaisir, même si je me suis déjà connu plus frais et plus véloce à cet endroit.

Au 46e kilomètre on traverse la D34 pour prendre le chemin de Saint-Genou. C’est là que commence vraiment l’Enfer de la Bouillasse Maudite ! On en avait déjà eu de la boue depuis le début, mais là elle est épaisse et liquide, il faut sans arrêt chercher les petits cailloux qui dépassent pour avoir un minimum d’adhérence et tenter de garder une foulée la plus aérienne possible (tant que faire se peut hein) pour ne pas glisser. Et pour couronner le tout, le brouillard s’installe. Il va falloir être vraiment concentré pour trouver les bons appuis.
Enfin là ce n’est que le tout début de l’enfer car voici le ravito de Saint-Genou, comme un petit paradis de lumière au milieu du boueillard (nom masculin : enfant maudit de la boue et du brouillard).

Il est 6h00, j’ai une bonne demi-heure d’avance sur mes prévisions pour finir en moins de 11h30, ce qui m’encourage à ne pas perdre de temps. Deux minutes pour refaire les niveaux des bidons et prendre un bout de banane (je crois, j’ai un doute sur mes souvenirs, en tout cas j’ai pris un petit truc à manger), et je m’en vais en découdre avec l’enfer.



Saint-Genou - Soucieu : 61 km, 7h51


Bois de Pindoley qui  monte, Bois de la Gorge qui descend, chemin entre le Richoud et le Boulard, que de la bouillasse. Et moi je commence à fatiguer un peu au niveau des muscles, des articulations et des pieds. La concentration de tous les instants imposée par la boue ne me laisse pas trop le temps de m’apitoyer sur mon sort, j’entre en mode combat. Je suis parti un peu trop vite depuis Sainté, je dois l’assumer, je me dis que je ne suis pas à l’abri de faire un exploit (moins de 11h serait un exploit personnel), mais pour ça il ne faut rien lâcher, je suis maintenant en mission. Attention aussi à ne pas se vautrer, j’ai déjà failli tomber deux fois dans la gadoue malgré ma grosse concentration. « Chaque mètre est un combat », « Je suis en mission », tel sera mon leitmotiv pour les heures à venir.

Un peu de répit au Boulard où on retrouve la route puis une descente qui passe bien, avant de grimper le Bois de la Dame. Je la trouve toujours très longue cette montée, mais pas cette fois. Je suis tellement autofocus dans ma tête que la machine à marcher en côte (qui avait fait merveille entre Le Puy et Firminy) est de retour, même si elle a un peu mal aux pattes.

En haut la machine à relancer marche encore et ça repart au petit trot vers le Bois Bouchat… boue-chat oui ! Une boue-cherie ! Comme on se disait avec un autre concurrent, on ne va pas dire que c’est Verdun parce que contrairement aux Poilus, nous, on a choisi d’être là… mais c’est quand même un sacré chantier !

Deux presque-chutes rattrapées in extemis plus tard (dont une fois avec les mains dans la boue), on tourne à gauche avant la chapelle Saint-Vincent et je déroule vers Soucieu sur des chemins un poil moins hostiles. Le jour se lève et la pluie cesse, je franchis le Furon et la petite côte qui suit avant de pouvoir me détendre sur les deux derniers kilomètres avant le ravito le plus cool du parcours, dans le grand gymnase de Soucieu.

Pas question pour moi de profiter du confort de ce super ravito, je fais mon plein d’eau, grignote un peu et je repars après quelques minutes, en marchant avec mon gobelet de soupe et un sandwich fromage jambon cru (trop bon du jambon cruuuuuuuu !!!!)



Soucieu - Chaponost : 70 km, 8h58


En sortant de Soucieu
A Soucieu, le plus dur est fait... et le plus dur commence : pendant 20 bornes il va falloir tenir le rythme et ignorer la douleur qui est de plus en plus présente dans les jambes à chaque foulée. Jusqu’à la passerelle puis le long du Garon c’est très roulant, donc je cours, et c’est dur. J’en arrive même à être content d’arriver au pied du Chemin des Lapins (une côté qui pique) car je vais enfin pouvoir marcher. Du coup elle passe bien et ce changement de rythme m’a fait du bien. Je peux relancer doucement au sommet et reprendre le trot sur la longue ligne droite jusqu’à Chaponost.

Le ravito n’est déjà plus très loin lorsque la batterie de la GoPro me lâche. Je n’ai pas envie de perdre du temps et je n’aime pas trop manipuler mon sac, mais je ne peux pas me priver de filmer le final de la course. Il va falloir s’occuper de ça, mais pas au ravito, car si j’ouvre le boitier dans la chaleur du gymnase c’est un coup à avoir de la buée. Je m’arrête donc quelques instants 200 m avant le rond-point du ravito pour faire mes manipulations.

Assez perdu de temps, le passage au ravito sera express. Je rappelle que je suis en mission quand même...



Chaponost - Lyon : 81 km, 10h25


Il est 9h00, il reste 11 km, c’est sûr que je peux faire moins de 11 heures, mais il ne faut rien lâcher car si je commence à céder à la tentation de la marche ça peut devenir très long. Je reste donc concentré sur l’objectif.


Boue...
C’est quand même de plus en plus dur, ça n’arrête pas de ne pas être plat. Petites montées, petits faux-plats, toujours relancer, sur le bitume, dans la boue, ou dans un chemin-ruisseau rigolo en descente… il me tarde d’en finir quand je vois un spectateur avec un buff rouge. J’ai failli passer devant sans le reconnaître tellement je suis à l’ouest mais c’est bien Baudouin qui est venu encourager les Kikous. Il va m’accompagner pendant près d’une demi-heure et ça fait vraiment plaisir. J’en oublie que j’ai mal partout. On grimpe ensemble la grosse côte de Montray puis il me laisse voler de mes propres ailes pour aller à la rencontre d’autres copains. Merci mec pour ce moment de soutien !

Dernière dose de boue dans le Parc Aventures, dernière bosse, la Mulatière, c’est moche mais ça sent bon la fin. En haut des escaliers du Grapillon les traditionnels panneaux posés par Laurent sont là et je me lance dans la descente des marches, deux à deux ! Oui oui, c’est un truc que je voulais déjà faire il y a deux ans mais j’avais bien trop mal aux jambes, alors là je le tente, et ça passe super bien, je dévale donc tous les escaliers deux marches à la fois !

La Saône
Le long de la Saône, j’ai le panneau 2 KM devant moi et juste en contrebas surprise, je vois Sébastien (souvenez-vous au début du récit), juste là quelques dizaines de secondes devant moi, le truc complètement improbable, je vais encore le doubler dans le dernier kilomètre ! C’est chose faite devant le musée de Confluence, mais je ne peux pas m’arrêter là, comme je le lui dit je dois filer car je viens de me rendre compte que je pouvais finir en moins de 10h30, c’est dingue. Et un pont Raymond Barre plus loin l’incroyable exploit se concrétise, j’entre dans la Halle Tony Garnier et lève les bras sous l’arche d’arrivée 10h25’33 après le départ, trop content !




Et après…


Je suis aussitôt félicité par Laurent puis rejoint par Sébastien. Sur un petit nuage et au pas du canard boiteux je m’éloigne doucement pour aller me faire photographier sous l’arche puis devant le fond « Finisher ». Ensuite je profite du ravito où Romain me rejoint (il a fait une belle perf avec un mollet douloureux depuis plusieurs semaines), avant qu’on aille récupérer notre médaille et notre t-shirt finisher. Il me faudra du temps pour me changer doucement avant d’aller au repas où on va refaire la course autour de nouilles et de bière avec Romain, Benoit, Franck, Caro... De bons moments d’aftersport.


Le canard boiteux finira par se trainer au métro pour rentrer, car je compte bien ne pas me laisser aller et répondre présent à l’invitation pour le café dans la belle-famille. Ils hallucinent un peu de me voir d’ailleurs, mais pourquoi donc ? Je suis en pleine forme voyons ! Une heure plus tard j’irai comater sur leur canapé pendant trois heures...