dimanche 28 novembre 2021

Premières neiges sur la SaintéLyon

J'aime finir la saison sur une grande course et j'avais encore des envies de Le Puy - Firminy cette année. Mais face à cette satanée pandémie les organisateurs on décidé d'annuler. J'ai donc naturellement commencé à penser à la SaintéLyon. Craignant encore une annulation j'ai attendu le dernier moment pour m'inscrire, tout en continuant de me préparer comme si j'allais la courir, et en misant aussi sur les fruits de mon mois d'octobre un peu fou.

C'est ainsi que le samedi 27 novembre 2021 à 20h24, je monte dans le train pour un aller simple vers ma 4e SaintéLyon !


 

Mon train plein de traileurs arrive comme prévu à Saint-Etienne à 21h10 juste après une grosse averse de neige. Mes parents m'attendent à la sortie pour m'accompagner au Parc des Expos en voiture, ça c'est le luxe stéphanois !

 

Cette année, le QG Kikouroù au Flore n'existe plus, c'est pourquoi j'ai choisi de venir à Saint-Etienne plus tard, en ayant déjà mangé chez moi (des pâtes, beaucoup de pâtes, depuis deux jours...), et déjà en tenue de combat. Ca me laisse le temps de découvrir l'ambiance du Parc des Expos avec des coureurs de partout, de papoter avec mes parents, de finir de m'équiper et de poser mon sac dans les camions-consigne.

Mon premier objectif c'est de ne pas partir trop tard. J'aimerai bien être dans la 2e ou la 3e vague (celle de minuit), mais pas plus loin. Je prévoyais donc de sortir me placer dans les sas de départ avant 22h30. Sauf que cette année, nouveauté, on ne peut pas sortir. L'attente se fait à l'intérieur. Très bien pour moi, je suis près de la porte de sortie et au moins, je ne me gèle pas en attendant le départ.

Vers 23h00 les portes s'ouvrent, les LyonSaintéLyon, les élites et autres performeurs se placent dans le premier sas, alors que tous les autres vont se répartir dans les quatre autres vagues. Pour moi c'est idéal, je sors dans les premiers et me retrouve en première ligne de la deuxième vague !

23h30, la neige tombe doucement, le speaker est au taquet, Light My Way retentit, et la première vague s'envole au loin. Un quart d'heure plus tard ce sera notre tour !


Saint-Etienne - Saint-Christo : 18 km en 2h07

23h45, c'est parti ! Je me serre vite à gauche car, étant en première ligne, je ne tiens pas à me faire écraser par les furieux au galop ! Je pars tout de même sur un 5'15/km sur les deux premières bornes, ce qui est déjà largement assez-presque-trop rapide, et en plus je me fais flasher !

Flash !

Je me calme vite pour monter plus tranquillement la petite bosse roulante qui sert d'échauffement vers Saint-Jean-Bonnefonds.

Dès la sortie de Saint-Etienne, la neige est là, et c'est bôôôôôôô


Après 9 km on sort de Sorbiers et de la route. Premier chemin, première boue un peu glissante... et première chute ! Dès ma deuxième foulée hors-bitume je me retrouve les fesses dans la gadoue, ça commence bien !

Peu après, je double Romain, qui fait l'aller-retour. Il me complimente sur la jolie teinte marronâtre de mon postérieur, avant que je file dans la nuit, une loupiote dans le ruban lumineux qui s'élève vers le col de la Gachet.

Alors qu'on enchaine les petits raidards et les relances, je ne suis pas serein. J'ai les jambes raides. Ca fait deux jours que je sens des raideurs en haut des cuisses et ça se confirme en ce début de course. Et puis il y a la question vestimentaire. Le froid humide n'est pas très agréable mais avec ma veste je suis à peu près à bonne température, sauf qu'elle commence à se mouiller la veste, avec cette neige humide qui tombe doucement. Je pense bien qu'il va falloir mettre la veste de pluie par-dessus à un moment, mais quand ? Je ne veux pas être trempé avant, mais si je la mets maintenant, alors qu'on ne fait que monter, je vais avoir trop chaud. Au final je choisis de ne pas choisir, et j'arrive donc ainsi à Saint-Christo à 1h52, après 2h07 de course, pas super confiant mais bien dans les temps de mon objectif de 10h30.


Saint-Christo - Sainte-Catherine : 32 km en 4h23

Je m'arrête moins de 5 minutes au ravito le temps de refaire un petit plein d'eau. Cette année j'ai décidé de rester le moins longtemps possible sur les ravitos et en plus avec toutes les pâtes que j'ai avalées depuis deux jours, je n'ai pas vraiment faim. Une barre de temps en temps ça me suffit largement.

Quelques ondulations de terrain plus tard, au 23e kilomètre, après 3h de course, on grimpe vers Croix Bicouri, là où on rejoint la piste des crêtes. Et comme son nom le laisse supposer, elle est exposée, la piste des crêtes, et on entend le vent souffler fort dans les derniers arbres de la montée. Cette fois c'est le moment choisi pour choisir de faire le bon choix : je sors la veste de pluie !

Bien m'en a pris, je suis à bonne température et ne subis pas trop les assauts du vent. Par contre c'est le verglas que je subis ! Des petites plaques glacées se cachent un peu partout sous la fine pellicule de neige, et je m'en prends deux de suite, heureusement sans bobo, mais j'en suis déjà à trois chutes depuis le début. Et je ne suis pas le seul. C'est un festival de figures de style sur les crêtes, où on a tous vite compris qu'il fallait absolument courir sur les bords de piste, voire même dans les champs, si on souhaite arriver en un seul morceau.

Sur la piste des crêtes

Cette année le parcours est joueur. On ne reste jamais très longtemps sur la piste des crêtes. On descend dans le bois de Plein Pot, on remonte sur les crêtes (exposées, verglas, toussa....), pour redescendre de suite dans le bois des Feuilles, et se farcir une bonne montée qui pique avant de basculer enfin sur Sainte-Catherine. L'avantage de ces ups & downs c'est que les sous-bois ne sont pas gelés, que c'est moins monotone que de rester sur le haut, et que ça m'a bien dégourdi les jambes qui ne sont plus raides comme au début, ouf. En revanche ça prends un peu de temps et d'énergie, et j'arrive au ravito de Sainte-Catherine à 4h08, après 4h23 de course, un bon quart d'heure de plus que prévu.

Ravito de Sainte-Catherine


Sainte-Catherine - Saint-Genou : 45 km en 6h28

Je m'arrête 10 minutes ici. C'est normal que ce soit mon arrêt le plus long. Il faut refaire le plein complet, remettre de la poudre dans un bidon (poudre que Décathlon a changé récemment et qui se dissout moins bien quand on la verse et ça m'énerve un peu...), et manger un peu quand-même : un peu de Coca vite fait, puis une soupe dans le gobelet et un sandwich saucisson fromage à la main, à manger en marchant en ressortant du ravito. Mais avant ça, j'ai encore perdu un peu de temps : j'ai changé la batterie de ma frontale, car j'étais parti en mode piles, d'habitude c'est un bon choix mais là j'avais mis des piles pas assez puissantes (pas assez chères ?) ce qui nuisait un peu à ma vision les rares fois où je n'avais pas un coureur en pleins phares pour éclairer la zone. J'ai donc remis la batterie d'origine de ma lampe qui éclaire un peu mieux.

Le pire c'est que ce ravito un peu chaotique, je vais le payer pendant une demi-heure. J'ai mangé mon sandwich trop vite et mon système digestif n'est pas bien réveillé. Pas de maux ni de renvoi à la nature, mais ça m'a mis un coup de mou. Et avec ça j'ai les doigts gelés, puisque j'avais enlevé mes gants au ravito...

Après avoir croisé Steven ça commence à aller mieux, mais le vent et les flocons s'intensifient. Il est temps de mettre la capuche, de baisser la tête et de mettre la machine à marcher en marche ! Et ça repart bien. A une glissade près (4e chute), la montée au Signal, point culminant de la course, est une formalité.

Froide, la montée au Signal

A partir de là c'est du classique, à commencer par ma descente préférée, celle du Bois des Marches. Mais cette année, je ne vais pas trop m'amuser à la dévaler car la prudence est de mise avec les risques de glissades qui ne font pas bon ménage avec les cailloux.

J'arrive sans encombres au ravito de Saint-Genou à 6h13 après 6h28 de course.


Saint-Genou - Soucieu : 56 km en 7h53

Arrêt exprès : Coca, un peu de thé dans les bidons, changement de la batterie de la GoPro, le tout en 3 minutes, et ça relance ! Je me sens de mieux en mieux en fait. Je relance bien, la marche en côtes passe bien, et cette portion jusqu'à Soucieu reprend exactement le parcours de 2014, ma première SaintéLyon, avec le Bois du Pindoley, le Bois de la Gorge puis le long faux-plat de Cornavent, un peu trop pentu au début, mais qui se coure ensuite, et je relance, ce que j'étais bien incapable de faire il y a 7 ans !

Je viens de mettre la musique dans les oreilles et au moment de m'élancer dans la descente du bois Bouchat, je pense déjà à la sortie de celui-ci. Il s'agit d'une côte qui passe bien en marchant d'un bon pas, et ensuite ça ne fait que descendre jusqu'à Soucieu. On a coutume de dire que la course commence à Soucieu, mais pour moi c'est à la sortie du bois Bouchat qu'elle commence. Alors je me lâche un peu dans cette descente facile et j'arrive vite et déterminé au ravito de Soucieu à 7h38, après 7h53 de course.


Soucieu - Chaponost : 65 km en 9h00

J'entre dans le grand gymnase de Soucieu avec la ferme intension de ne pas y rester longtemps. Si on se laisse happer par le confort de l'endroit, c'est dur d'en ressortir. Je vais donc faire remplir mes bidons de thé (au diable la poudre, vive le thé chaud !), mon gobelet de soupe, et en moins de 5 minutes me voilà dehors. Parfait, bien géré, une fois la soupe avalée yaka relancer... mais mes jambes ne veulent plus. Je trottine mais c'est dur. Impossible de retrouver le rythme que j'avais juste avant en arrivant à Soucieu, moi qui avait pourtant tout fait pour éviter de le casser au ravito je suis un peu déçu. Tant pis, je me contenterai de ce trottinage, l'important étant de ne pas en être réduit à marcher, car la section jusqu'à Chaponost est ultra roulante, encore plus que les années précédentes.

Ca roule après Soucieu !

Il y a bien une ou deux mini-côtes, un chemin sympa vers Messimy, mais le reste ce n'est que du plat et du bitume jusqu'à l'entrée de Chaponost où, à l'approche du nouveau gymnase, on croise les coureurs qui sortent du ravito. Je me dis qu'on en a pour quelques dizaines de mètres comme ça avant d'y arriver, mais non, ça dure presque un kilomètre cette histoire d'aller-retour jusqu'au gymnase !

A droite on croise les coureurs en sens inverse, je préfère regarder le paysage à gauche...

Au petit trot j'arrive donc au ravito de Chaponost à 8h45, après 9h00 de course.


Chaponost - Lyon : 78 km en 10h34

A ce stade je me doute bien que j'aurai du mal à finir en moins de 10h30, mais pas question de trainer là, je bois un bon coup d'eau gazeuse, et je repars en 2 minutes, au trot, pas très rapide mais constant, dans les rues de Chaponost.

C'est un peu une purge cette traversée de Chaponost et je suis bien content de retrouver le parcours traditionnel à la sortie du parc du Boulard. 

Accrobranche
Beaunant et Montray
A partir de là c'est donc du classique globalement descendant. J'aimerais pouvoir aller plus vite car il me tarde d'arriver mais je me sens quand même assez bien pour une fin de course. Bien sûr la côte de Montray pique bien les jambes, bien sûr je suis incapable de courir dans le mur de sortie de l'accrobranche, et je sais que je mettrai un peu plus de 10h30 pour finir, mais peu importe, j'arrive à Lyon et ça suffit à mon bonheur !

 

Dernier kilomètre, je franchis le pont Raymond Barre avec Paulo venu m'encourager, le tour dans le parc de Gerland est un peu plus long qu'avant, et au bout, il y a la Halle Tony Garnier, et la ligne d'arrivée, km 78, 10h34 de course, je lève les bras sous l'arche !!


Le temps de me changer (et ça en a pris du temps), Thierry est arrivé et nous allons refaire la course ensemble autour des mythiques nouilles chinoises "al dente" du repas final.

Les Evadict TR2 ont bien fait le boulot

Compte tenu des conditions je suis assez content de ma course. Je finis bien rincé mais en bon état quand-même, avec la satisfaction de m'être bien battu et d'avoir eu une belle progression dans le classement (voir tableau ci-dessous), qui s'explique sans doute par des arrêts brefs aux ravitos et par ma capacité à courir jusqu'au bout.


Maintenant place aux vacances et à la préparation de la saison prochaine, qui, on l'espère tous, ne sera pas trop perturbée par les annulations sanitaires.









dimanche 31 octobre 2021

Du grand plat, un gros trail et des petits carrés... octobre fou !


Le plat

Ce mois d'octobre 2021 a commencé fort avec une tentative de record sur semi-marathon au Run In Lyon que je racontais dans cet article.

Mais je n'en n'avais pas encore fini avec le plat, car bien lancé par cette course, je me suis dit que je pouvais tenter mon record aussi sur marathon. Ca tombe bien, le dernier week-end d'octobre, la Ligue Contre le Cancer relance sa course virtuelle plusvitequelecancer, avec possibilité de la faire sur marathon !

Dimanche 31 octobre 8h15, je me lance donc pour un peu plus de 8 tours de mon Parc de Parilly préféré, chaque tour faisant 4,9 km et le retour chez moi 3 km. Pour battre mon record il faut que je fasse moins de 4'55/km. 

Je pars donc sur de bonnes bases, un peu trop vite même, avec un passage au 10k en 48', et au semi en 1h41. J'ai de l'avance mais je commence à être déjà bien entâmé. Alors au 26e km je décide de ralentir un petit peu pour gérer et je me cale autour de 5'/km. S'en suivent 10 km de déchéance progressive avec de plus en plus de mal à tenir le rythme, d'autant qu'à la fatigue s'ajoute le vent qui s'est levé.

Au 36e km, dans le dernier tour, après un 7e tour déjà très dur, je calcule que le record n'est plus accessible car je n'arrive plus à atteindre les 5'/km, alors je lâche l'affaire, je n'en peux plus et je marche quelques centaines de mètres jusqu'au robinet. Je refais le plein et bois un bon coup avant de rentrer chez moi en marchant... sauf que non, ça va être trop long de marcher, alors je repars en petit footing à 6'/km et ça va, j'arrive à tenir ce petit rythme, et même à accélérer un tout petit peu à la fin.

C'est ainsi que j'arrête le chrono après 42,2 km juste devant chez moi, en 3h35. Ca ne s'est pas passé comme je voulais, mais je suis content d'avoir fini et d'avoir fait honneur à la Ligue Contre le Cancer.

 

Le trail

Au milieu de tout ce plat, le 16 octobre, David organisait la troisième édition du Big Off Monts du Lyonnais Kikouroù, au départ de Vaugneray, dans son "jardin"... un beau jardin de 61 km et 3500 mD+ ! (les photos - la trace)

Départ matinal à 6h30

David dans la nature

Petite descente de bon matin

Belle journée dans les Monts du Lyonnais

Km 31, ravito tiré du sac à Courzieu

Pas très dynamique la relance !

Oui, il m'arrive de prendre des photos...

Km 38, pause café à Yzeron

Le lac-miroir de Thurins

Les Petits Vieux de Châteauvieux fidèles au poste

Là on doit avoir passé les 3000 mD+, et il en reste encore un peu...

Km 52, ravito assuré par la femme d'Eric, merci !

Plus qu'à redescendre, ce que le soleil a déjà commencé à faire.

L'after de rigueur !

C'était génial, et mes quadris ont mis une semaine à s'en remettre !

 

Les petits carrés

Bien utile pour agrémenter les footings plats qui ont ponctué ce mois d'octobre, je me suis pris au jeu (idiot) des petits carrés autrement appelés les Squadratinhos. Il s'agit tout simplement de passer dans des carrés de 200 m de côté, qui quadrillent le Monde, mais certains sont difficiles, comme quand ils sont au milieu d'un hôpital psychiatrique par exemple... 

En plus du nombre total de squadratinhos parcourus on peut jouer au yardinho (le maximum de carrés contigus forment ainsi mon "yardin"), et à l'übersquadratinho (le plus grand carré fait de petits carrés parcourus, j'en suis à 19x19 de côté).

Voici un aperçu de mes meilleures sorties Squadratinhos :