vendredi 29 mai 2020

Le virus court et moi aussi



Le mois de mai se termine et force est de constater que 2020 ne se passe pas vraiment comme prévu... vous aviez remarqué vous aussi ?


L'année avait pourtant bien commencé avec une rentrée réussie à l'Hivernale des Coursières mi-janvier suivie d'une nouvelle édition du traditionnel off nocturne du LUR, le Lurdunum début février.

Proximité sociale à l'Hivernale des Coursières
Lurdunum


Entre-temps j'avais même commencé à poser les jalons de la saison avec la reco d'une partie du parcours du Pilatrail.

Sur les traces du Pilatrail
Et, chose exceptionnelle, j'avais même réussi à caser deux journées de snowboard, le grand luxe !

Courchevel en janvier
Alpe d'Huez en mars avec Cédric




A ce moment-là, il y a trois mois, mon programme de préparation à la Montagn'Hard du 4 juillet était calé : Trail des 3 Couvents le 3 mai, UBS 12h le 16 mai, et une hésitation quand-même entre le Pilatrail et le Trail du Gypaète le 7 juin...

Puis vinrent le virus, la crise sanitaire, et le confinement du 17 mars. Le sentant venir je me suis échappé une dernière fois dans les Monts du Lyonnais le 15, tout seul, avant de me cantonner pendant les deux mois suivants dans le fameux rayon d'un kilomètre autour de chez moi... en pleine ville.

Dernière sortie nature avant le confinement

Il a donc fallu s'adapter aux nouvelles règles (1 heure max à moins d'1 km de chez soi) et trouver de nouvelles sources de motivation pour courir.

Alors déjà il y en a une qui est venue naturellement de motivation, c'est le besoin de sortir de chez moi pour prendre l'air car, me retrouvant en télétravail, je n'avais même plus les trajets boulot pour sortir. Du coup j'ai gardé une très bonne fréquence de running avec 4 à 5 sorties par semaine, avec footing et fractionné pour garder le rythme, même si le terrain est moins favorable que d'habitude (qu'une toute petite bosse) et moins intéressant (que du bitume)... étant donné que mon cher parc de Parilly est à 3 km de chez moi, donc trop loin.

Puis très vite, dans un cerveau malade de coureur fou, germent des idées de défis idiots, qui plus est quand d'autres grands malades créent le groupe Facebook "Confined Sport Challenge" pour se donner des thèmes d'amusement sportifs tous les samedis !


Voici donc la liste des mes bêtises de confiné :

22/03 : RP sur semi
Avant que la règle limitant la durée des sorties à 1 heure soit arrêtée officiellement, j'ai décidé de battre mon record sur semi-marathon : challenge réussi en 1h34 !

Si en semaine je me contente de sortir moins d'une heure, j'ai besoin de dénivelé et de plus de durée le week-end. Alors j'investis les escaliers de mon immeuble (5 étages pour 13,4 mD+) :
29/03 : 100 tours, 1340 mD+
Darth Stravart
04/04 : 110 tours, 1477 mD+
11/04 : 120 tours, 1611 mD+

07/04 : je me suis essayé au Stravart... du côté obscur !

18/04 : Thème biathlon : 1 KV dans les escaliers + 10k dans les garages

25/04 : Thème 11 et rouge : 1 KV + 11m en rouge + 11k dans les garages

02/05 : Thème vert avec un C : un C comme Cinquante-et-un km dans le jardin bien sûr !! Oui là j'ai poussé la folie un peu loin, mais un 51 ça se mérite...





 




On s'amuse comme on peu, alors que pendant ce temps, les organisateurs malmenés sont contraints les uns après les autres d'annuler les courses...
Maintenant que mon calendrier est vide, et que même mes vacances du mois d'août sont passées à la trappe, la lumière apparait au bout du tunnel avec le déconfinement et je commence à lorgner sur les trails du deuxième semestre : X-Trail Courchevel, Echappée Belle 85 (liste d'attente), UTV, Var Verdon Canyon, etc... l'envie est au max !
Aurai-je la chance et l'opportunité de participer à certaines de ces courses ? Je l'espère, on verra bien, mais l'important c'est que je continue à me faire plaisir (avec les copains, dans le Pilat ou à vélo) et à rester en bonne santé, et je souhaite qu'il en soit de même pour vous tous.


Que l'été soit beau et que les ânes soient chauds !!










mardi 31 décembre 2019

Bilan 2019 et regards sur 2020


Une petite ombre sur un beau tableau.

Même si j'ai raté mon objectif au Tour du Beaufortain, 2019 a quand-même été une belle année de course dans la continuité de 2018, avec une fin en boulet de canon !


Prévisions :
Augmenter le volume d'entrainement pour progresser physiquement et passer plus de temps en montagne afin d'être bien armé pour mon grand objectif de l'année qu'était l'Ultra Tour du Beaufortain. La première étape de la prépa étant de bien me sortir de l'exigeant Grand Raid 73, et la deuxième de profiter d'un Tour du Criou entre copains pour faire de la montagne à un rythme d'ultra.
Pour la fin de l'année je ne me suis pas mis de pression. J'avais juste envie de refaire le Raid Le Puy - Firminy en améliorant mon chrono, et de participer enfin au Marathon du Beaujolais, juste pour le fun.


Réalisations :

En chiffres ça donne :

2076 km pour 58605 mD+
Dont 401 km pour 19000 mD+ en compétition.

8 courses :
6 trails :
    Hivernale des Coursières 31k
    Trail des Cabornis 40k
    Trail des Piqueurs 53k
    Grand Raid 73 73k (montagne)
    Trou du Criou 45k (montagne)
    Ultra Tour du Beaufortain 48k (montagne)

1 raid nocturne :
    Raid Le Puy - Firminy 69k

1 marathon :
    Marathon International du Beaujolais


Et par rapport aux prévisions ?


Le Beaufortain, c'est beau mais c'est dur
Finir l'Ultra Tour du Beaufortain :

NON !
La prépa a été bonne. Meilleure que l'an dernier avec un peu plus de montagne. Ma course avait bien commencé, dans un cadre somptueux, mais avec l'altitude et un terrain qui ne laisse jamais de répit, j'ai trop faibli pour aller au bout. Tout est raconté ici : UTB : Le Cormet et les boules




La fête de la course et du vin !
Finir la saison en beauté sur LPF puis le MIB :

OUI !
J'ai amélioré mon temps sur le Raid Le Puy - Firminy malgré la neige, et en plus j'ai aimé ça ! Enfin, sur le Marathon International du Beaujolais, que je devais faire en touriste, j'ai fini par faire un super temps en buvant mon petit godet à chaque ravito... une perf idiote, donc capitale ;)




Encore de belles découvertes partagées :

Grâce au TASK (Tirage Au Sort Kikouroù) j'ai pu vivre l'expérience du Trail des Piqueurs, rugueux, sauvage, beau cadre et bonne ambiance, c'est vraiment une course à faire au moins une fois. Nous y sommes allés à deux avec Sébastien, et en sommes revenus enchantés.

La triplette du Criou (Hoouuu !!)
Comme je n'ai eu de cesse de le lire, une bonne prépa UTB passe par le Grand Raid 73. Alors pas le choix, j'ai fait le GR73, et c'est un beau morceau avec ses 73 km de Bauges brutes ! Ca restera ma plus grosse course de l'année 2019.

Pour finir la prépa en montagne, j'ai accompagné Jérôme et Fabien sur le Tour du Criou au mois de juin. Avant que les orages ne mettent un terme à la course au 45e km, nous avons pu passer une magnifique journée ensemble dans un décor grandiose.




Off de la Toussaint'éLyon
Les beaux offs avec Kikouroù et le LUR :

Entre les astreintes et les week-ends en vadrouille, je n'ai pas eu l'occasion de courir avec le LUR cette année, et j'ai aussi raté plusieurs offs Kikouroù, mais pas tous, fort heureusement ! Le meilleur off de l'année fut sans doute l'intégrale de la SaintéLyon le 1er novembre, en version diurne.





Des sorties en solo en France et dans le Monde :
Sur l'île de Pâques

Encore une année où j'ai beaucoup bougé, en France et à l'étranger, pour les vacances et des week-ends de détente. Et à chaque fois j'en profite pour caser une ou deux sorties, dans des décors qui valent le détour, comme sur le Sénépi (où j'ai eu beau temps contrairement à l'an dernier), dans le Pilat pour un gros off solo (que j'ai nommé le Tour du Haut Gier), à Praz-sur-Arly, en Croatie et en Bosnie, et même sur l'île de Pâques avec un levé de soleil mémorable.
Et pour la blague j'ai fait l'inventaire des 40 stations de métro de Lyon... une blague de 56 km quand-même !



Sur le parking de Vaugneray
Ne pas délaisser mes autres sports préférés ?

Les pauvres, je les ai abandonnés cette année. Aucune sortie ski/snowboard cet hiver, et quasiment pas de vélo de route. Je ne l'ai sorti qu'une seule fois, le 1er mai, pour un intéressant combo bike + trail + bike, me rendant à Vaugneray à la pédale pour courir avec les copains, puis rentrer à Lyon comme j'étais venu.




Regards sur 2020

Après une petite coupure de deux semaines début décembre, j'ai repris tranquillement la course à pied avec déjà deux sorties sympas dans les Monts du Lyonnais. Je surfe toujours sur une vague de bonne forme depuis quelques mois ce qui est de bonne augure pour l'ouverture de la saison 2020 sur l'Hivernale des Coursières.

Ensuite le programme n'est pas encore calé, mais il sera totalement orienté vers le gros objectif de l'année : la Montagn'Hard 109 km !
Cette fois il faut que j'arrive à le boucler cet ultra de montagne. A moi de mettre toutes les chances de mon côté en gardant un bon volume d'entrainement et en trouvant les séances qui vont bien pour compenser le peu de temps que je peux passer en montagne.

Ce à quoi pourrait ressembler cette nouvelle année :
- Janvier : Hivernale des Coursières, ça c'est sûr.
- Février : retour sur le Lurdunum, le super Off lyonnais du LUR, et peut-être sur le semi des Foulées San Priotes.
- Mars : j'aimerais bien refaire l'un de mes premiers trails : les Salamandres à Sorbiers.
- Avril : l'entrainement spécifique commencera au retour des vacances en Egypte.
- Mai : un gros truc, mais lequel ? Ultra des Coursières ? Ultra Boucle de la Sara ? Ou autre chose...
- Juin : le Pilatrail ou la Fontaine aux ânes en début de mois peuvent servir de dernière grosse course de préparation.
- Juillet : la Montagn'Hard 109 km / 8000 mD+
- Octobre : Marathon du Run In Lyon, probablement.
- Novembre : il pourrait y avoir un projet d'aller-retour Firminy - Le Puy - Firminy, à suivre...
- Décembre : c'est une année paire, donc une année de SaintéLyon, normalement, mais je ne suis pas encore sûr d'avoir envie d'y retourner. J'ai le temps de voir.

A part ça, je viens d'intégrer le conseil d'administration de l'association Les Amis de Kikouroù, dont je porte déjà les couleurs depuis un moment, et que j'espère aider à proposer toujours plus de bonne humeur et de bons tuyaux à tous les runners de France et de Navarre  !






Bonne année vinvin !!










mercredi 27 novembre 2019

Marathon du Beaujolais, boire et courir


Pour cette dernière course de ma saison 2019 je venais avec un objectif : profiter de l'ambiance et surtout boire un verre de Beaujolais à chaque ravito ! (ne faites pas ça chez vous...). Comme je disais à Rémi dans la voiture en venant, entre les arrêts et le vin, je pense mettre dans les 5 heures pour boucler tranquillement ce marathon. Et puis tout s'est emballé (surtout mes jambes et mon enthousiasme), et j'ai couru, et bu, et couru de plus en plus vite, porté par ma bonne forme du moment et désinhibé par l'alcool, j'ai fini comme un dératé en 3h52, et en ayant bu mon verre à chaque ravito, jusqu'au bout, mission accomplie dans la joie !




(pas de film cette fois)

Le récit... ci-dessous !




Avec les navettes de l'organisation nous arrivons à Fleurie vers 8h00. La musique et le Beaujolais local nous accueillent, alors que du lard est déjà en train de cuire. Je bois un verre (pas mal le Fleurie !) et on rentre dans le gymnase en attendant le départ.
[🍷1]
Jésus est là, et le Beaujolais aussi... allez, un deuxième pour la route !
[🍷2]




A 9h00, François d'Haene parle au micro, la ola est lancée, le selfie avec les copains est dans la boîte et le départ est donné !




Vu que ça descend au début et que je pense perdre du temps aux ravitos, je pars vite et je double, en prenant des photos, bien sûr.




9h23, ravito au château de Corcelles, la classe.
[🍷3]





9h53, ravito dans les caves du château de Pizay, encore plus la classe !
[🍷4]





10h22, ravito au château de la Terrière, avec la musique, quelle ambiance sur cette course !
[🍷5]







Alors qu'on longe le Mont Brouilly, le 15e kilomètre est passé et je n'ai toujours pas ralenti (si ce n'est pour prendre un tranche de saucisson au bord de la route). A ce rythme-là je me demande au bout de combien de kilomètres et/ou de verres je vais exploser, mais je m'en moque, je m'amuse bien.






10h33, ravito de Cercié, au pied du Mont Brouilly. Ils reviennent vraiment souvent les ravitos, j'ai à peine eu le temps de digérer mon dernier verre (et ma tranche de saucisson)... et glou quand-même !
[🍷6]





10h38, ravito au château des Ravatys après une petite côte qui fait un peu chauffer le cardio. Il me semble qu'il n'y avait que de l'eau à boire sur celui-ci, en même temps ça tombe bien, j'en bois aussi de l'eau...




10h50, ravito au château de la Brasse, au kilomètre vin(gt)
[🍷7]





10h58, juste après avoir passé le semi en 1h56, je m'arrête de nouveau. Cette fois ce n'est pas un ravito officiel, mais sur la table je vois ces belles rondelles de saucisse pistachée qui me tendent les bras... trop bonnes ! Et bien sûr j'arrose ça avec un petit verre avant de repartir dans le peloton du meneur d'allure des 4 heures... que je laisse vite derrière moi.
[🍷8]




11h05, ravito au château de Sermezy avec des parasols jaunes qui commencent à prendre la pluie.





11h30, ravito au Hameau de Nuits. Enfin ! Presque une demi-heure sans vin, ils sont fous sur cette course !
[🍷9]




11h47, ravito d'Arnas, et surtout, c'est le kilomètre 30, celui du mythique mur qui fait mal au marathonien pas assez hydraté... moi ça va.
[🍷10]





Les 4,5 kilomètres qui suivent sont sans pitié pour ceux qui se prennent le fameux mur, car ils sont globalement montants, et avec pas mal de chemins qui commencent à devenir glissants avec la pluie. Le cardio monte d'un cran mais je garde le rythme sans trop souffrir. Je crois que le vin inhibe les petites douleurs et exacerbe mon enthousiasme, je me sens bien de tenter le sub-4h là !




12h15, ravito du château de Talancé. J'y perds une minute, car la bouteille n'était pas ouverte... pas grave, maintenant ça ne fait que descendre jusqu'à l'arrivée, et ça tombe bien, j'ai une bonne descente !
[🍷11]





12h26, le vin et le rock de Denicé/DC sont à l'honneur. Ca vaut bien une petite vidéo avec le son :
[🍷12]




12h39, à 3 kilomètres de l'arrivée je commence à être vraiment au taquet de la résistance et à penser au chrono, alors qu'un nouveau ravito surgit ! J'ai failli ne pas m'arrêter, mais c'eût été dommage de rater mon objectif débile d'un verre à chaque ravito, n'est-ce pas ?
[🍷13]




12h53, au bout de l'effort et de la ligne droite c'est l'arrivée à Villefranche sous les clameurs de la foule. J'ai tout donné dans ces derniers kilomètres pour finir 473e en 3h52.





A l'arrivée on nous remet un tastevin en guise de médaille et une couverture de survie pour nous isoler de l'humidité ambiante le temps de rentrer dans le marché couvert où se tient le ravito d'arrivée.
J'y retrouve mon sac pour me changer et ma bouteille-cadeau-d'inscription. Et puis, histoire de rester dans le thème du jour, j'attaque la récup avec un verre de vin chaud !
[🍷14]














Une heure plus tard je retrouve Rémi qui s'est bien amusé aussi. il faut dire que l'organisation est parfaite, le parcours est joli, l'ambiance festive est géniale, c'est vraiment une course à faire !


Bon, maintenant c'est les courses pour Noël que j'ai à faire... à bientôt pour le bilan 2019.