dimanche 9 juillet 2017

Trail des Bauges, la course qui envoie de la Tome !


Les photos - Le film

En ce début de mois de juillet, j'entre dans la dernière ligne droite de la préparation du Tour de Fiz, qui se passe bien. Histoire de se rapprocher un peu des montagnes j'ai choisi de participer à la première édition du Trail des Bauges. Il faut dire qu'il m'a été bien vendu par Laurent, originaire des Bauges et grand ambassadeur de ce beau pays méconnu auprès de la communauté Kikourou.
Du coup on est une bonne petite délégation à débarquer au Châtelard dimanche matin à 7h. Avec Fabien, Jérôme et Romain, on retrouve vite Coco, Paulo et bien sûr Laurent.



Les bavards au départ
Mais qu'est-ce qu'on est bavards ! Ca papote non stop jusqu'au top départ... Parmi les nombreux sujets de papotage, il y a la question du rythme de course, dont on a déjà débattu sur Kikourou les jours précédents. Me concernant, l'idée initiale était de partir en mode tranquille, rando-course. Mais on s'est tous mis des doutes en tête concernant les barrières horaires : il ne faut quand même pas aller trop doucement, et si le terrain est plus technique que prévu, il faut quand même avoir de la marge, etc... Finalement, la veille au soir j'ai eu l'inspiration : il faut au contraire que je parte vite et que je tente une perf (à mon petit niveau bien sûr) ! C'est vrai que je pars toujours prudemment sur les trails, il serait temps que je me teste un peu.


Le Châtelard - Le Golet : km 8,5 : 1h15 de course


A 8h00 c'est parti !
Comme prévu je me mets rapidement en action, et comme la première côte arrive tout de suite, les bâtons sont vite de sortie. Les premiers km montent donc en lacets dans la forêt, en file indienne, mais sans qu'on se gêne les uns les autres, on peut même doubler de temps en temps. Je laisse Romain filer devant et je prends un bon rythme, jusqu'au replat et aux long faux-plats très roulants qui suivent la première montée.
De faux-plat en faux-plat on arrive au km 7 où on se prend un bon gros mur ! Une bonne grosse pente qui casse bien le rythme, mais heureusement très courte, avant de basculer dans une courte descente vers le premier passage au ravito du Golet.

Premier passage au ravito du Golet

Le Golet - Le Golet : km 13,5 : 1h55 de course


Le parcours fait une boucle de cinq kilomètres. Les pentes y sont tout à fait raisonnables, d'abord en légère descente, puis on remonte gentiment avant de redescendre sur le ravito du Golet. En chemin Fabien me rattrape. On papote, on rigole, on mange aussi... un moment de course très cool au milieu des prés et des vaches.

Les paisibles locataires des lieux

Papotage et grignotage avec Fabien

Le Golet - La Compôte : km 23 : 3h13 de course


Le temps de remettre du carburant dans le bonhomme et dans les bidons, je repars du Golet quelques minutes après Fabien, et je me remets dans ma bulle pour attaquer la deuxième grande montée du parcours qui nous mènera sous la Dent des Portes.

C'est pentu, mais pas trop, il y a de jolis points de vue, mon rythme est bon et je commence à doubler du monde. Elle m'a bien plu cette montée.

Au sommet, le bénévole m'annonce que je suis 88e. Jusque-là je ne pensais pas au classement, mais ça, c'était avant, le ver est dans le fruit !


Début de la descente, sous la Dent des Portes
Je me lance dans la descente avec l'envie d'améliorer mon classement et de conserver mon bon rythme, puisque malgré mon inhabituel départ rapide, je ne ressens pas trop de fatigue. Mais j'y vais quand même prudemment, contrairement au concurrent qui chute juste après m'avoir dépassé ! Heureusement, rien de grave, il repart tout de suite.

Viennent ensuite de longs kilomètres globalement descendants, où il convient de maintenir un bonne vitesse, et de profiter des décors de montagne et de petits canyons dans les sous-bois. Pendant ce temps je compte les concurrents que je dépasse, le compétiteur qui est en moi est en éveil ! Parmi eux, il y a Romain que je laisse se rafraîchir à la fontaine de Doucy-en-Bauges... il est cuit, mais finira courageusement.

Au bout de cette longue portion roulante, j'arrive au ravito de la Compôte (prononcer Compôôôôte ^^) alors que je vois Fabien en repartir.


La Compôte - Le Châtelard : km 30 : arrivé en 4h17'12''


Grignotage express et remplissage des bidons, je ne traîne pas et me lance à l'assaut de la dernière difficulté du jour, réputée rude !

En fait le début de la côte se fait sur des pourcentages raisonnables, sur de grands chemins faciles. Puis progressivement la pente se redresse et on entre dans la forêt. J'en profite alors pour faire une petite erreur de parcours qui va me coûter trois minutes... c'est rien mais ça m'énerve un peu, d'autant que je venais de doubler encore quelques coureurs.

De retour sur la bonne trace, la réputation de cette côte prend tout son sens, on y est, droit dans la pente dans la forêt, c'est ultra-raide ! Même pas peur, même pas mal, quitte à souffrir, autant ne pas subir, et attaquer. Je bâtonne, je m'arrache, je re-double quelques gars, mais qu'il est dur ce 25e km !

Le plus court chemin est la ligne droite... le plus raide aussi !
Un bénévole nous indique que c'en est fini de cette côté, enfin, plus que de la descente jusqu'à l'arrivée, je relance immédiatement ! Encore un petit faux-plat montant où j'aperçois Fabien, juste devant. Je le rattrape et on attaque ensemble la dernière descente, mais il n'y est pas très à l'aise, et je le distance.

Vue sur le Colombier dans la dernière descente vers le Châtelard
Et voici l'arrivée au Châtelard ! J'ai bouclé ce trail sans encombres, avec du plaisir et dans un temps qui m'étonne. Je finis 70e, à la porte de la première moitié du classement, que je rate finalement à cause des trois minutes perdues après la Compôte, c'est ballot, mais en fait je m'en fiche, je suis bien content quand même. Mon test sur un rythme rapide est validé ! Le tout sera de faire exactement le contraire à la fin du mois au Tour des Fiz...

Une brioche et un bon de réduction me sont remis à l'arrivée

A peine le temps de dégainer l'appareil photo que Fabien arrive. Puis les autres copains se succéderont sous l'arche d'arrivée, pour profiter ensemble du bon repas de fin de course autour de quelques bières dans une ambiance parfaite.

Toute bonne aventure qui se respecte, se termine autour d'un bon festin !

Pour une première édition, ce trail des Bauges, bien que perfectible sur des détails, est une belle réussite ! Les organisateurs, les bénévoles, les membres du club des sports du Châtelard, tous ont été au petits soins et souriants. On ne peut que souhaiter un bel avenir au Trail des Bauges !





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