dimanche 15 mai 2016

Course et rando en vacances à Bali (2/2)


L'ascension du Mont Batur le 10 mai : 7 km / 565 mD+



La trace - Les photos - Le film


Le Mont Batur ça se mérite ! Bien sûr ce n'est pas le plus haut sommet de Bali, c'est même probablement l'un des plus accessibles, mais c'est quand même franchement raide !
Pour commencer, l'idée c'est de profiter de la vue et du levé du soleil, ce qui signifie se lever à 2h30 pour commencer l'ascension en pleine nuit à 4h30 !
Encore pas bien réveillés, loupiote à la main, nous emboîtons donc le pas (un peu trop rapide) du guide. Les deux premiers kilomètres se font en forêt, de nuit, sur un bon sentier dont la pente s'accroît doucement mais sûrement, c'est déjà un peu sportif cette affaire. Lorsqu'on sort de la forêt il reste le meilleur : un kilomètre et demi droit dans la pente à plus de 30% de moyenne, sur un revêtement de lave rose. Heureusement, le soleil se lève derrière le Mont Abang, et la beauté du paysage nous rappelle pourquoi on est là, à en ch...

Les premières lueurs du soleil dessinent la silhouette du Mont Abang

Nous progressons doucement sur ce sol de lave rose

Le lac Batur, le Mont Abang, et derrière s'impose le grand Mont Agung ! 
La pente s'adoucit un très court instant


Après 2h30 de rude montée et de pauses photo-récup, nous arrivons au sommet où des tables, des singes gourmands, et un peu de ravito nous attendent (pas vraiment gratuit mais c'est le business local qui veut ça). Il y aussi pas mal de monde. C'est surprenant sur le coup, on pense qu'ils sont montés par une autre voie.


Le sommet à 1710 m

Un singe gourmand

Le genre de paysage qui récompense les efforts

Le cratère du Batur


Lestés de café et d'un peu de sandwich à la banane, nous reprenons le même chemin pour redescendre au parking, après avoir renoncé à faire le tour du cratère car les nuages ont envahi le sommet, circulez y a plus rien à voir.


La descente est un brin technique par endroits

Petit temple au pied du volcan

La bête vue d'en bas


Footing vallonné à Ubud le 11 mai : 11,8 km / 230 mD+ en 1h33


La trace - Les photos - Le film

Ce matin j'ai de bonnes jambes et je souffre moins de la chaleur, pourtant toujours présente. Heureusement car j'ai prévu une belle sortie en fusionnant les parcours de deux balades conseillées par le Lonely Planet : d'abord le long de la rivière Ayung entre petites rizières et végétation tropicale, puis en rejoignant la crête de Campuhan où quelques touristes matinaux profitent déjà de la vue sur les grandes rizières d'Ubud.

Petit escalier pour s'échauffer

Petit pont pour dérouler

En bas, la rivière Ayung... et si on descendait ?
Sur les bords de l'Ayung

Vitesse minimum pour ne pas glisser dans le canal !

Il est temps de quitter l'Ayung et de remonter vers la route
Les rizières de Campuhan

Une vallée luxuriante

Sur la crête de Campuhan


 
Récup part.1
Récup part.2
Avec plus d'une heure et demie de course et encore plus en comptant toutes les pauses photos, j'ai dû m'astreindre à une petite séance de seuil dans le dernier kilomètre en côte pour ne pas arriver en retard pour le petit déj !




Footing tour de Gili Meno le 15 mai : 5,8 km en 35'


La trace - Les photos - Le film

Le cadre de mon dernier footing des vacances est la petite île de Gili Meno. Coincée entre ses soeurs Gili Air et Gili Trawangan, c'est la plus calme et la plus petite des trois. Je pars donc de bon matin pour en faire le tour en bifurquant vers l'intérieur de l'île sur la fin juste pour le plaisir de contourner le petit lac salé et sa mangrove.

Départ du nord-ouest de l'île en direction du soleil levant

Côte est de l'île, la petite Gili Air devant la grande Lombok

Smiling hamac :)

Sud de l'île, les côtes de Lombok semblent proches

Face à Gili Trawangan, je réalise que c'est fatiguant de courir dans le sable...

Le lac salé de Gili Meno, et les montagnes de Lombok à l'horizon


Encore une sortie que je fini en sueur, mais cette fois, en avance pour le petit déj... j'ai donc tout le temps de me jeter à la mer avant la douche fraîche et une bonne omelette garnie, au top pour commencer une belle journée !






dimanche 8 mai 2016

Course et rando en vacances à Bali (1/2)

Cette année les grandes vacances tombaient au mois de mai, pour un beau voyage à Bali.
L'une des activités permettant de profiter de la belle nature balinaise c'est la rando. On a donc fait quelques petites balades sympa avec mon épouse. Et de mon côté j'ai ajouté quatre petites sorties de course à pied, bravant la chaleur déjà bien présente de bon matin !

Footing à Pemuteran le 6 mai : 7,2 km en 45'


La trace - Les photos - Le film

Pemuteran, dans le nord-ouest de Bali, est un très bon spot de snorkling, mais c'est aussi là que j'avais prévu une première sortie de course à pied. Dans l'idée je voulais crapahuter un peu dans les petites montagnes derrière le village et entre autres trouver l'accès à un petit temple perché pas très loin. Mais finalement cette sortie s'est résumée à un footing en bas, sur le plat, d'abord le long de la route et de la mer jusqu'au temple Pulaki, puis derrière le village au pied des petites montagnes pour voir si je trouvais un accès à mon temple perché mais sans plus. Il faut dire que la chaleur est brutale à Bali, même de bon matin, on est déjà proche des 30° à l'ombre et j'en ai bien souffert, quelle suée !

Le temple Pulaki

Le soleil se lève sur la baie de Pemuteran (et sur les saletés aussi...)

Au pied des petites montagnes

Un terrain militaire original

Un autre temple, dans le village

La porte d'entrée de Pemuteran


Micro-trail à Pemuteran le 8 mai : 4,4 km / 150 mD+ en 38'


La trace - Les photos - Le film

Je n'avais prévu qu'une sortie à Pemuteran, mais il fallait que je trouve mon temple perché ! Donc ce matin, le dernier ici avant de partir pour Munduk, je me lève plus tôt pour braver la chaleur et filer droit sur la montagne afin de prendre le premier sentier qui semble partir en direction du petit temple. Bingo ! Ca part droit dans la pente, il fait chaud et j'ai toujours les jambes lourdes, mais c'est beau, plein de couleurs avec le soleil qui se lève, et au bout de la pente je trouve mon temple. Sur ce je rentre à l'hôtel par le vrai chemin d'accès au temple (bétonné et en escaliers), content de ma petite balade, moins de mes sensations et du kilométrage ridicule de cette sortie, mais bon, on s'en fout, on est en vacances !

J'arrive au pied des petites montagnes, plus qu'à trouver un chemin

Je commence à m'élever au-dessus des arbres

Ca grimpe bien !

Droit dans la pente je vous dis !

Fin de la grimpette avec vue sur Pemuteran d'un côté...

... et enfin mon petit temple perché de l'autre côté !

Je redescends tranquillement par la voie "civilisée"

La rando des cascades de Munduk le 8 mai : 10,5 km / 500 mD+


La trace - Les photos - Le film

La carte de la rando
Le même jour nous finissons donc la matinée en voiture en prenant de la hauteur en direction de Munduk, dans un cadre très verdoyant de jungle et de rizières. On se pose tranquillement à l'hôtel et sans traîner on récupère la carte de la rando des cascades auprès de la réception et on se et en route.
C'est qu'avant de commencer la rando proprement dite, on doit déjà parcourir deux kilomètres accéder au village avec un bon kilomètre de côte bien raide à travers les rizières.

On longe tranquillement de belles rizières pendant un kilomètre

Là on va quitter la route pour attaquer un bon kilomètre de côte

On s'élève doucement dans les rizières

On n'oublie pas de temps en temps de se retourner pour admirer la vue

Petit sentier, bonne grimpette

Un dernier effort pour entrer dans le village de Munduk

Quelques hectomètres plus loin, un petit sentier part sur la gauche, globalement descendant, à travers des plantations de cacao, jusqu'à atteindre la première des deux grandes cascades.

Un autel typiquement balinais au début de la rando

Des cabosses de cacao

Quelle belle végétation

La première cascade

C'est là que ça se corse, avec une bonne grimpette en escaliers qui nous emmène en haut de la cascade pour poursuivre sur des chemins plus roulants et plus fréquentés aussi, en direction de la deuxième cascade.

Et maintenant on fait chauffer les cuisses !

Après l'effort le réconfort d'une vue splendide

Marie-Laure se rafraîchit avec un brumisateur géant !

Pour finir, un petit sentier en balcon nous ramène à la route qu'on va longer sur quatre kilomètres descendants jusqu'à notre hôtel, tout en prospectant pour trouver un transport pour le lendemain.


Encore un beau point de vue depuis ce sentier en balcon

Le sentier qui serpente dans la verdure

La rando se termine face à un superbe flamboyant

Plus qu'à redescendre le long de la route

Et comme si ça ne suffisait pas, le soir, on retourne au village pour manger avec un couple de Français rencontrés à Pemuteran. On s'offre donc un petit aller-retour sympatique... vous vous souvenez, les deux kilomètres en côte jusqu'au village ? Sauf que cette fois c'est à la frontale et avec plein de chiens de garde le long du chemin ! (la trace)

On profite un peu moins de la vue, à la frontale...


La suite bientôt (et les vidéos plus tard...)





dimanche 27 mars 2016

Trail de Mirmande 47k, ou 48... ah ben non, 50 en fait !

Après une bonne semaine de beau temps printanier, et une incertitude jusqu'au dernier moment (pour cause de voiture indisponible), je suis bien, en ce dimanche matin, au départ du Trail de Mirmande... sous la pluie !

Les photos - Le film

Arrivés une heure avant le départ avec David (encore merci à lui de m'avoir emmené dans "son pays"), ça laisse juste le temps qu'il faut pour boire un petit café (faut dire qu'avec le changement d'heure la nuit a été courte), de retirer le dossard, et de se faire déjà une idée définitive sur la bonne humeur et la gentillesse des organisateurs et des bénévoles.
Sans trop traîner je file me changer à la voiture. Finalement je me débarrasse de la sous-couche technique pour ne garder que le maillot et les manchettes. Sur le moment j'ai un peu froid, mais c'était le bon choix, j'aurais vraiment eu trop chaud sinon. Et par dessus, bien sûr je mets ma veste de pluie Cimalp Storm dont je ne cesse d'apprécier les qualités, surtout par un temps comme aujourd'hui !

Après un petit briefing plein d'humour de l'excellent Ludovic Collet, c'est le départ à 9h tapantes.

Tous derrière le n°1 de Frédéric Desplanches !

Ca commence par un petit tour du camping afin d'étirer un peu le peloton, et de se faire tirer le portrait par la même occasion.

Un petit tour dans le camping de la Poche

Et dès le deuxième kilomètre on entre dans le vif du sujet avec la première côté, déjà bien sérieuse. On monte en file indienne, sur un rythme qui me va bien (pas trop rapide donc) et le bouchon tant redouté n'arrive qu'en haut de la côte, dont les derniers mètres sont très raides, et ne dure que deux minutes maximum, tout va bien, on peut dérouler dans la descente.

On attaque immédiatement la deuxième côte, comme la première en un peu plus raide et qui se termine par quelques mètres à plus de 40% où il faut s'accrocher aux branches et se hisser à la force des bras tant les pieds patinent dans la boue glaiseuse ! On débouche alors sur une grande piste bien roulante qui se transforme en single descendant dans la garrigue. C'est vraiment sympa et ça nous mène droit vers le superbe village de Mirmande.

Sixième kilomètre et c'est déjà la troisième côte, j'ai nommé le Mirmande Urban Trail !

Dans les ruelles pavées de Mirmande

En haut du village, on passe devant l'église puis on fini l'ascension dans la forêt, avant une descente magique dans la végétation, au milieu des buis qui forment des couloirs et des tunnels, c'est grisant.

Bien sûr, ensuite, ça remonte. Quatrième et dernière côte avant le ravito du km 11. Je m'y arrête quelques secondes le temps de boire un Coca, de refaire le niveau du bidon d'eau et d'embarquer du pain d'épice pour la route.

Après ce début de parcours très exigeant, nous sommes dans la deuxième heure de course. C'est typiquement le moment où je doute un peu. La fatigue physique commence à à être perceptible, et on n'a même pas fait le quart du chemin. Ca va être long. Vais-je finir ? Dans quel état ?
Ce sera finalement mon seul moment de doute. Le corps et l'esprit passent en mode endurance longue : je ne vois plus le temps passer de la même façon, la fatigue physique plafonne. C'est un peu difficile à décrire mais c'est cet état qui permet d'aller très loin sans s'en rendre compte, sauf si on prend un gros coup de barre plus tard, mais heureusement ça n'arrivera pas.

De toute façon je n'ai pas eu beaucoup le temps de tergiverser puisque la cinquième côte du parcours se pointe déjà. Plus longue, avec des passages assez raides.

Plus de cailloux et moins de boue, c'est quand même mieux comme ça.

En haut, vers le km 15, c'est la bifurcation. Les coureurs du 26 km nous abandonnent, et je me retrouve tout seul. C'est un moment assez agréable où je me sens basculer dans une autre aventure. Je déroule à bon train sur des chemins en dévers dans la forêt qui débouchent sur une large piste à découvert. Seul au milieu des grands espaces, à flanc de colline face à un paysage qui doit être génial par beau temps... mais là c'est un poil bouché.

Mais où est le soleil de la Drôme ?
Alors que j'approche de la longue montée vers le sommet de ladite colline, je suis rejoint par deux coureurs. L'un va filer, et l'autre (en veste jaune) ne va finalement pas beaucoup plus vite que moi et a envie de discuter un peu. On restera plus ou moins ensemble pendant deux heures.
C'est un ancien le gars, il n'a pas trop regardé le profil avant la course, n'a ni montre ni GPS, au feeling ! Je l'informe donc qu'on est parti pour une longue ascension jusqu'au km 22.

Dans la longue grimpette avec mon compagnon de route

Au sommet c'est le top ! On court entre les buis, les petits arbres et les jonquilles en fleur... on fait un beau sport quand même !

Les jonquilles en fleur, rendues un peu tristes par la pluie
S'en suit une longue descente vers le deuxième ravito à l'entrée du joli village de Marsanne, au km 26.
Je reste quatre minutes au ravito. Au programme : remplissage des bidons, grignotage sucré-salé, changement de batterie de la GoPro (qui provoque l'entrée de l'humidité et donc de la buée dans le boitier...).

Sans s'être coordonnés, on repart ensemble, mon acolyte en jaune et moi-même, pour une petite traversée du village de Marsanne. Il en profite pour me demander depuis combien de temps on court (il n'a pas de montre je rappelle). 3h48 lui dis-je.

Dans Marsanne
L'église qui domine Marsanne

Après ce détour pittoresque on retrouve la nature, et les singles grimpant de nouveau sur la montagne (je disais colline tout à l'heure...), jusqu'au col de la Grande Limite, et même un peu plus haut, dans ce monde où des éoliennes géantes vrombissent dans la brume... et où mon compagnon commence à avoir les jambes lourdes. Je ne le reverrai plus.

A partir de là, vers le km 30, le parcours devient plus roulant (sur le papier en tout cas), mais avant de lâcher les chevaux il faut survivre aux chemins aussi boueux qu'en dévers. Pendant quelques centaines de mètres c'est un festival de glissades, de rattrapage en crabe et autres figures de style. Je m'en sors sans tomber et peux profiter des prochains kilomètres, globalement descendants (j'ai bien dit "globalement") pour doubler quelques coureurs (tous très sympas), et arriver encore en bonne forme, avec juste une petite faim, au troisième ravito (km 36). Ca tombe bien, il y a du saucisson et du fromage ! Je reste quelques minutes pour refaire le plein et repars refait avec un petit sandwich à la main !

Curieux balisage avant le troisième ravito...
Un salut à mes amis les ânes

Les kilomètres qui suivent sont assez déroutants. On enchaîne les petites montées et petites descentes, ça slalome dans la garrigue, il faut souvent relancer, et j'y arrive encore, tout content de pouvoir courir dès que la pente se radouci. Mais il commence à me tarder d'arriver au pied de la dernière bosse qui fait office d'épouvantail de la fin de course. Le truc c'est que sur le papier on doit parcourir 45 ou 47 km (c'est pas très précis) mais que je sais qu'on en fera plus, sans vraiment savoir combien. Difficile alors de déterminer combien il reste de kilomètres avant d'arriver sur la dernière bosse, et comme en plus on tournicote dans la garrigue...

Kilomètre 47, cette fois on y est. La dernière grosse côte se dresse devant moi. Ca monte bien, un peu raide, mais finalement moins que ce que je craignais. J'ai encore de la force. J'avance lentement mais sûrement, j'en suis tout étonné. Je double un coureur qui me dit qu'il est cuit alors qu'un autre nous dépose de façon impressionnante. Ce sera d'ailleurs le seul à me doubler depuis le ravito de Marsanne, c'est dingue !
En haut c'est trop bon ! Plus qu'un kilomètre et demi de descente et me voila de retour au camping de la Poche, bien entamé après 50 km et 7h04 de course mais pas mort, loin de là, je suis vraiment content ! En plus pour le goûter c'est paella !

Comment ça 47 km ??