dimanche 8 mai 2016

Course et rando en vacances à Bali (1/2)

Cette année les grandes vacances tombaient au mois de mai, pour un beau voyage à Bali.
L'une des activités permettant de profiter de la belle nature balinaise c'est la rando. On a donc fait quelques petites balades sympa avec mon épouse. Et de mon côté j'ai ajouté quatre petites sorties de course à pied, bravant la chaleur déjà bien présente de bon matin !

Footing à Pemuteran le 6 mai : 7,2 km en 45'


La trace - Les photos - Le film

Pemuteran, dans le nord-ouest de Bali, est un très bon spot de snorkling, mais c'est aussi là que j'avais prévu une première sortie de course à pied. Dans l'idée je voulais crapahuter un peu dans les petites montagnes derrière le village et entre autres trouver l'accès à un petit temple perché pas très loin. Mais finalement cette sortie s'est résumée à un footing en bas, sur le plat, d'abord le long de la route et de la mer jusqu'au temple Pulaki, puis derrière le village au pied des petites montagnes pour voir si je trouvais un accès à mon temple perché mais sans plus. Il faut dire que la chaleur est brutale à Bali, même de bon matin, on est déjà proche des 30° à l'ombre et j'en ai bien souffert, quelle suée !

Le temple Pulaki

Le soleil se lève sur la baie de Pemuteran (et sur les saletés aussi...)

Au pied des petites montagnes

Un terrain militaire original

Un autre temple, dans le village

La porte d'entrée de Pemuteran


Micro-trail à Pemuteran le 8 mai : 4,4 km / 150 mD+ en 38'


La trace - Les photos - Le film

Je n'avais prévu qu'une sortie à Pemuteran, mais il fallait que je trouve mon temple perché ! Donc ce matin, le dernier ici avant de partir pour Munduk, je me lève plus tôt pour braver la chaleur et filer droit sur la montagne afin de prendre le premier sentier qui semble partir en direction du petit temple. Bingo ! Ca part droit dans la pente, il fait chaud et j'ai toujours les jambes lourdes, mais c'est beau, plein de couleurs avec le soleil qui se lève, et au bout de la pente je trouve mon temple. Sur ce je rentre à l'hôtel par le vrai chemin d'accès au temple (bétonné et en escaliers), content de ma petite balade, moins de mes sensations et du kilométrage ridicule de cette sortie, mais bon, on s'en fout, on est en vacances !

J'arrive au pied des petites montagnes, plus qu'à trouver un chemin

Je commence à m'élever au-dessus des arbres

Ca grimpe bien !

Droit dans la pente je vous dis !

Fin de la grimpette avec vue sur Pemuteran d'un côté...

... et enfin mon petit temple perché de l'autre côté !

Je redescends tranquillement par la voie "civilisée"

La rando des cascades de Munduk le 8 mai : 10,5 km / 500 mD+


La trace - Les photos - Le film

La carte de la rando
Le même jour nous finissons donc la matinée en voiture en prenant de la hauteur en direction de Munduk, dans un cadre très verdoyant de jungle et de rizières. On se pose tranquillement à l'hôtel et sans traîner on récupère la carte de la rando des cascades auprès de la réception et on se et en route.
C'est qu'avant de commencer la rando proprement dite, on doit déjà parcourir deux kilomètres accéder au village avec un bon kilomètre de côte bien raide à travers les rizières.

On longe tranquillement de belles rizières pendant un kilomètre

Là on va quitter la route pour attaquer un bon kilomètre de côte

On s'élève doucement dans les rizières

On n'oublie pas de temps en temps de se retourner pour admirer la vue

Petit sentier, bonne grimpette

Un dernier effort pour entrer dans le village de Munduk

Quelques hectomètres plus loin, un petit sentier part sur la gauche, globalement descendant, à travers des plantations de cacao, jusqu'à atteindre la première des deux grandes cascades.

Un autel typiquement balinais au début de la rando

Des cabosses de cacao

Quelle belle végétation

La première cascade

C'est là que ça se corse, avec une bonne grimpette en escaliers qui nous emmène en haut de la cascade pour poursuivre sur des chemins plus roulants et plus fréquentés aussi, en direction de la deuxième cascade.

Et maintenant on fait chauffer les cuisses !

Après l'effort le réconfort d'une vue splendide

Marie-Laure se rafraîchit avec un brumisateur géant !

Pour finir, un petit sentier en balcon nous ramène à la route qu'on va longer sur quatre kilomètres descendants jusqu'à notre hôtel, tout en prospectant pour trouver un transport pour le lendemain.


Encore un beau point de vue depuis ce sentier en balcon

Le sentier qui serpente dans la verdure

La rando se termine face à un superbe flamboyant

Plus qu'à redescendre le long de la route

Et comme si ça ne suffisait pas, le soir, on retourne au village pour manger avec un couple de Français rencontrés à Pemuteran. On s'offre donc un petit aller-retour sympatique... vous vous souvenez, les deux kilomètres en côte jusqu'au village ? Sauf que cette fois c'est à la frontale et avec plein de chiens de garde le long du chemin ! (la trace)

On profite un peu moins de la vue, à la frontale...


La suite bientôt (et les vidéos plus tard...)





dimanche 27 mars 2016

Trail de Mirmande 47k, ou 48... ah ben non, 50 en fait !

Après une bonne semaine de beau temps printanier, et une incertitude jusqu'au dernier moment (pour cause de voiture indisponible), je suis bien, en ce dimanche matin, au départ du Trail de Mirmande... sous la pluie !

Les photos - Le film

Arrivés une heure avant le départ avec David (encore merci à lui de m'avoir emmené dans "son pays"), ça laisse juste le temps qu'il faut pour boire un petit café (faut dire qu'avec le changement d'heure la nuit a été courte), de retirer le dossard, et de se faire déjà une idée définitive sur la bonne humeur et la gentillesse des organisateurs et des bénévoles.
Sans trop traîner je file me changer à la voiture. Finalement je me débarrasse de la sous-couche technique pour ne garder que le maillot et les manchettes. Sur le moment j'ai un peu froid, mais c'était le bon choix, j'aurais vraiment eu trop chaud sinon. Et par dessus, bien sûr je mets ma veste de pluie Cimalp Storm dont je ne cesse d'apprécier les qualités, surtout par un temps comme aujourd'hui !

Après un petit briefing plein d'humour de l'excellent Ludovic Collet, c'est le départ à 9h tapantes.

Tous derrière le n°1 de Frédéric Desplanches !

Ca commence par un petit tour du camping afin d'étirer un peu le peloton, et de se faire tirer le portrait par la même occasion.

Un petit tour dans le camping de la Poche

Et dès le deuxième kilomètre on entre dans le vif du sujet avec la première côté, déjà bien sérieuse. On monte en file indienne, sur un rythme qui me va bien (pas trop rapide donc) et le bouchon tant redouté n'arrive qu'en haut de la côte, dont les derniers mètres sont très raides, et ne dure que deux minutes maximum, tout va bien, on peut dérouler dans la descente.

On attaque immédiatement la deuxième côte, comme la première en un peu plus raide et qui se termine par quelques mètres à plus de 40% où il faut s'accrocher aux branches et se hisser à la force des bras tant les pieds patinent dans la boue glaiseuse ! On débouche alors sur une grande piste bien roulante qui se transforme en single descendant dans la garrigue. C'est vraiment sympa et ça nous mène droit vers le superbe village de Mirmande.

Sixième kilomètre et c'est déjà la troisième côte, j'ai nommé le Mirmande Urban Trail !

Dans les ruelles pavées de Mirmande

En haut du village, on passe devant l'église puis on fini l'ascension dans la forêt, avant une descente magique dans la végétation, au milieu des buis qui forment des couloirs et des tunnels, c'est grisant.

Bien sûr, ensuite, ça remonte. Quatrième et dernière côte avant le ravito du km 11. Je m'y arrête quelques secondes le temps de boire un Coca, de refaire le niveau du bidon d'eau et d'embarquer du pain d'épice pour la route.

Après ce début de parcours très exigeant, nous sommes dans la deuxième heure de course. C'est typiquement le moment où je doute un peu. La fatigue physique commence à à être perceptible, et on n'a même pas fait le quart du chemin. Ca va être long. Vais-je finir ? Dans quel état ?
Ce sera finalement mon seul moment de doute. Le corps et l'esprit passent en mode endurance longue : je ne vois plus le temps passer de la même façon, la fatigue physique plafonne. C'est un peu difficile à décrire mais c'est cet état qui permet d'aller très loin sans s'en rendre compte, sauf si on prend un gros coup de barre plus tard, mais heureusement ça n'arrivera pas.

De toute façon je n'ai pas eu beaucoup le temps de tergiverser puisque la cinquième côte du parcours se pointe déjà. Plus longue, avec des passages assez raides.

Plus de cailloux et moins de boue, c'est quand même mieux comme ça.

En haut, vers le km 15, c'est la bifurcation. Les coureurs du 26 km nous abandonnent, et je me retrouve tout seul. C'est un moment assez agréable où je me sens basculer dans une autre aventure. Je déroule à bon train sur des chemins en dévers dans la forêt qui débouchent sur une large piste à découvert. Seul au milieu des grands espaces, à flanc de colline face à un paysage qui doit être génial par beau temps... mais là c'est un poil bouché.

Mais où est le soleil de la Drôme ?
Alors que j'approche de la longue montée vers le sommet de ladite colline, je suis rejoint par deux coureurs. L'un va filer, et l'autre (en veste jaune) ne va finalement pas beaucoup plus vite que moi et a envie de discuter un peu. On restera plus ou moins ensemble pendant deux heures.
C'est un ancien le gars, il n'a pas trop regardé le profil avant la course, n'a ni montre ni GPS, au feeling ! Je l'informe donc qu'on est parti pour une longue ascension jusqu'au km 22.

Dans la longue grimpette avec mon compagnon de route

Au sommet c'est le top ! On court entre les buis, les petits arbres et les jonquilles en fleur... on fait un beau sport quand même !

Les jonquilles en fleur, rendues un peu tristes par la pluie
S'en suit une longue descente vers le deuxième ravito à l'entrée du joli village de Marsanne, au km 26.
Je reste quatre minutes au ravito. Au programme : remplissage des bidons, grignotage sucré-salé, changement de batterie de la GoPro (qui provoque l'entrée de l'humidité et donc de la buée dans le boitier...).

Sans s'être coordonnés, on repart ensemble, mon acolyte en jaune et moi-même, pour une petite traversée du village de Marsanne. Il en profite pour me demander depuis combien de temps on court (il n'a pas de montre je rappelle). 3h48 lui dis-je.

Dans Marsanne
L'église qui domine Marsanne

Après ce détour pittoresque on retrouve la nature, et les singles grimpant de nouveau sur la montagne (je disais colline tout à l'heure...), jusqu'au col de la Grande Limite, et même un peu plus haut, dans ce monde où des éoliennes géantes vrombissent dans la brume... et où mon compagnon commence à avoir les jambes lourdes. Je ne le reverrai plus.

A partir de là, vers le km 30, le parcours devient plus roulant (sur le papier en tout cas), mais avant de lâcher les chevaux il faut survivre aux chemins aussi boueux qu'en dévers. Pendant quelques centaines de mètres c'est un festival de glissades, de rattrapage en crabe et autres figures de style. Je m'en sors sans tomber et peux profiter des prochains kilomètres, globalement descendants (j'ai bien dit "globalement") pour doubler quelques coureurs (tous très sympas), et arriver encore en bonne forme, avec juste une petite faim, au troisième ravito (km 36). Ca tombe bien, il y a du saucisson et du fromage ! Je reste quelques minutes pour refaire le plein et repars refait avec un petit sandwich à la main !

Curieux balisage avant le troisième ravito...
Un salut à mes amis les ânes

Les kilomètres qui suivent sont assez déroutants. On enchaîne les petites montées et petites descentes, ça slalome dans la garrigue, il faut souvent relancer, et j'y arrive encore, tout content de pouvoir courir dès que la pente se radouci. Mais il commence à me tarder d'arriver au pied de la dernière bosse qui fait office d'épouvantail de la fin de course. Le truc c'est que sur le papier on doit parcourir 45 ou 47 km (c'est pas très précis) mais que je sais qu'on en fera plus, sans vraiment savoir combien. Difficile alors de déterminer combien il reste de kilomètres avant d'arriver sur la dernière bosse, et comme en plus on tournicote dans la garrigue...

Kilomètre 47, cette fois on y est. La dernière grosse côte se dresse devant moi. Ca monte bien, un peu raide, mais finalement moins que ce que je craignais. J'ai encore de la force. J'avance lentement mais sûrement, j'en suis tout étonné. Je double un coureur qui me dit qu'il est cuit alors qu'un autre nous dépose de façon impressionnante. Ce sera d'ailleurs le seul à me doubler depuis le ravito de Marsanne, c'est dingue !
En haut c'est trop bon ! Plus qu'un kilomètre et demi de descente et me voila de retour au camping de la Poche, bien entamé après 50 km et 7h04 de course mais pas mort, loin de là, je suis vraiment content ! En plus pour le goûter c'est paella !

Comment ça 47 km ??









dimanche 21 février 2016

Foulées San Priotes : le record surprise

Dimanche matin, comme chaque année, je suis allé à Saint-Priest pour courir les Foulées San Priotes, sur semi. Je ne pensais pas avoir grand chose à raconter sur cette course. Et pour cause, j' y allais sans intention de résultat, mes motivations et ma préparation étant bien plus axées sur le trail cette année. Et puis compte tenu du temps que j'ai claqué au Run In Lyon en octobre, mon objectif du moment, sur un parcours plat, en moins d'1h45, je ne me voyais pas battre ce record de sitôt, et encore moins sur les faux-plats de Saint-Priest.

Puis voila, au départ je pars trop vite, entraîné par le peloton, comme souvent, mais je me sens bien.

Départ détendu, avec Claire

Kilomètre 5, je me dis qu'il va peut-être falloir penser à se calmer un peu, ce que je ne fais pas vraiment. Je me sens toujours en jambes, je reporte à plus tard la question de la gestion de l'effort.

5e kilomètre, là je suis bien chaud !

Quand aux 10e kilomètre je passe en 49' et des poussières, je me dis qu'il y a un truc à faire là !
"T'es parti trop vite, maintenant assume, tu ne peux plus reculer devant ce record prenable, tu t'es condamné à ne rien lâcher jusqu'au bout, c'est bête hein, toi qui voulait y aller tranquille aujourd'hui !".
Oui des fois on est plusieurs dans ma tête  8-)

10e kilomètre bien dans le rythme

Alors on ne lâche rien. Les faux-plats s'enchaînent, la fatigue arrive un peu, mais je garde le rythme, et finalement, les jambes vont bien. La fatigue c'est dans la tête d'abord !

Après 15 kilomètres, là il faut commencer à se taper dedans pour ne pas ralentir. D'autant qu'on va attaquer 5 kilomètres globalement montants (des faux-plats hein, on n'est pas sur un trail là...). Peu importe, les jambes ont encore de beaux restes et la motivation est au top. Je fais sans cesse des calculs. J'estime avoir une minute d'avance sur mon record si je tiens du 5'/km. Normalement ça passe !

15 kilomètres dans la joie...
... et la bonne humeur !

Dans les faux-plats montants je commence à forcer un peu, dès que la pente s'adoucit ou s'inverse je relance plus fort, mais encore un peu prudemment pour ne pas me faire exploser, il reste encore quelques bornes.

Confiant après 20 km
Dernier kilomètre, globalement descendant (je connais bien le parcours à force), c'est gagné, rien ne peut plus m'arriver, j'envoie, c'est cool, un peu dur, mais cool, jusqu'au sprint final bien enlevé !




Franchement, je n'en reviens pas !

Finalement je crois qu'un parcours avec des faux plats me convient mieux qu'un parcours tout plat. Le temps perdu dans les montées est rattrapé dans les descentes et j'ai plus l'habitude de relancer que de tenir un rythme élevé et constant tout le long comme au RIL... ou alors c'est juste que j'avais de bonnes jambes aujourd'hui, allez savoir.



jeudi 11 février 2016

L'entrainement hivernal, expérimental


Depuis l'Hivernale des Coursières et à la faveur d'un mois de janvier plutôt chaud (pour la saison), je n'ai pas chômé. L'entraînement hivernal bat son plein.
Au fil de mes nombreuses lectures d'articles traitant de l'entraînement, sur le net et dans les magazines, j'ai découvert tellement de structures de séances et d'exercices différents qu'il me faut bien admettre que je ne peux pas tout faire. Alors j'ai opté pour une expérimentation variée de types de séances allant dans le sens des axes que je souhaite travailler cet hiver, en vue de mon seul gros objectif, la Montagn'Hard 60 début juillet.

Attardons-nous sur les-dits axes :


La VMA


Il est clair que pour un long trail de montagne, la VMA ne fait partie de mes priorités absolues. Elle n'en reste pas moins une base incontournable de la course à pied, et comme je ne vais plus trop m'y intéresser dans les mois qui viennent, je me suis dit qu'il serait intéressant de la travailler un peu en janvier.
Pour ça rien de bien révolutionnaire, j'ai alterné les fractionnés courts (30/30) et longs (quelques minutes), sur quelques séances, plus pour m'entretenir que pour vraiment progresser. On verra ce que ça donne le 21 février sur le semi des Foulées San Priotes, qui viendra déjà fermer la page "vitesse" pour ce début d'année.


Le renforcement musculaire


Compte tenu du dénivelé que je vais devoir encaisser dans les mois qui viennent, le renforcement musculaire, et notamment des jambes, est indispensable pour moi. Côté force en côte, me concernant, il y a du boulot !
C'est dans ce domaine que j'ai adopté une approche expérimentale et variée, en espérant que ça porte ces fruits... je ne sais pas encore... l'avenir nous le dira.

J'ai par exemple profité de séances VMA pour travailler également les cuissots, en remplaçant les phases de récup par des squats ou de la chaise, myo cross max style !

Hors séance de course, ou juste à la fin, j'ai aussi testé le Tabata. Le principe : 8x20" d'exercices de renfo variés entrecoupés de 10" de récup, en tâchant de garder une haute intensité d'effort.
L'avantage pour moi qui ai parfois du mal à m'astreindre à des séances de muscu à la maison, c'est qu'en l'espace de 4 minutes on travaille déjà bien.
Par contre la difficulté c'est le dosage : la première fois je me suis lancé dans des exercices assez durs (comme les fentes sautées, les burpees, les sauts pieds joints) et j'ai eu de grosses courbatures pendant 3 jours ! Du coup les fois suivantes j'ai bien travaillé quand même, mais peut-être pas assez intensément.

Bien sûr il ne faut pas non plus négliger le haut du corps.
J'ai d'ores et déjà attaqué les séances régulières (une ou deux fois par semaine pour l'instant) de gainage et d'abdos. Mais il va falloir que je me mette sérieusement à travailler mon gros point faible : les bras ! Là j'ai du mal à me motiver, mais si je veux être efficace avec les bâtons il va bien falloir s'y mettre. Je pense donc très bientôt faire des séances alternant pompes, dips et abdos sous forme de Tabata. Je vous dirais ce que ça donne... ou pas, si j'ai trop mal aux bras pour taper au clavier !

Dans les semaines à venir je vais aussi essayer de caser du renforcement en côtes avec des foulées bondissantes, des montées en fentes, des exercices en escaliers... toutes ces choses que j'ai vaguement testées une ou deux fois et qui méritent d'être approfondies.


L'endurance


Et l'endurance fondamentale me direz-vous ? Et bien là je compte sur les sorties longues du week-end. Ce sont les sorties les plus plaisantes pour moi. Ca permet d'aller dans la nature, de courir au feeling et d'avoir bien le temps d'en profiter. En plus ce mois-ci j'ai été gâté puisque beaucoup de offs collectifs ont été organisés par de joyeux kikoureurs, et aussi par le LUR.

Aperçus :

17 janvier : 21 km rafraîchissants dans les Monts du Lyonnais

30 janvier : 25 km de nuit dans les Monts du Lyonnais

Pour pousser un peu plus loin les sorties longues, il y a le concept du week-end choc avec l'enchaînement de deux sorties longues et dures sur un même week-end. Il sera intéressant d'en placer un toutes les quatre ou cinq semaines, si possible. Et grâce au LUR puis à David j'ai testé ça le week-end dernier avec le Lurdunum vendredi soir (les photos - le film officiel), et la Combe de Saou dimanche matin (les photosle film). Un super week-end malgré la pluie du dimanche et des jambes lourdes qui n'avaient bien sûr pas récupéré de la première sortie. Bon, il n'y avait pas le volume d'un vrai week-end choc, mais ça donne une première idée.

5 février : le Lurdunum : 22 km organisés par le LUR pour un bel inventaire des côtes, escaliers et traboules de Lyon

7 février : 16 km et une bonne grosse ascension dans la magique forêt de Saou


Apprivoiser le matériel :


Sur un trail long, le matériel doit être utile et surtout pas gênant. C'est pour ça qu'il faut le plus possible le tester et se mettre en situation afin de toute maîtriser et d'éviter les mauvaises surprises le jour J.

Le planté de bâton dans la Combe de Saou

Pour moi ça concerne surtout la grande nouveauté de cette année : les bâtons.

Il faut déjà apprendre à s'en servir pour optimiser les déplacements, sur le plat, en montée et en descente.
J'ai commencé mon apprentissage par une petite sortie mêlant footing et marche nordique sur terrain varié et majoritairement plat, par un beau matin en bord de Loire.

La deuxième sortie c'était dimanche dernier dans la Combe de Saou où les bâtons ont bien aidé mes jambes fatiguées dans la longue montée. J'ai déjà de bonnes sensations avec ces engins que je craignais de prime abord, mais j'ai quand même commencé à percevoir la fatigue qu'ils pourraient provoquer dans les bras sur le long terme.

Il va aussi me falloir un peu de temps pour arriver à les ranger et les sortir les yeux fermés. Les manipulations, ça s'apprend. Enfin déjà je suis content d'avoir trouvé une bonne solution pour les fixer au sac : en travers du ventre grâce à un élastique fixé sous chaque porte-bidon.

Petite manipulation supplémentaire qu'il faut que je gère : le combo bâtons + GoPro ! Hors de question que je ne puisse pas filmer à tout moment ;-)


Concernant les vêtements, le sac, les bidons et les chaussures je suis déjà bien rôdé. Juste deux remarques :

- J'hésite à m'acheter des bidons avec pipette pour avoir encore moins de manipulations à faire pour boire avec les bâtons en main... à voir.

- La veste Cimalp Storm que j'ai depuis Noël est top ! Confortable, imperméable, légère et ne tient ni trop chaud ni trop froid.


En bref...


Voici le résumé du premier mois d'entraînement 2016 (on peut y ajouter un peu de renfo musculaire à la maison et du futsal avec les collègues) :



N'oublions pas l'un des fondamentaux de l'entraînement : le sommeil ! Donc là je vais aller me coucher parce que blogger c'est bien mais demain faut se lever ;-)





dimanche 10 janvier 2016

L'Hivernale (ou Automnale) des Coursières




Et voila la saison 2016 lancée ! Et quoi de mieux pour commencer qu'un bon trail de 30km pour 1100mD+, avec plein de copains, une super organisation, des paysages mont-du-lyonnaisques, de la boue, des conditions automnales, de la soupe aux ravitos, il ne manque rien pour passer un super dimanche sur l'Hivernale des Coursières !

Les photos - Le film




L'équipe de balisage dans le Signal

Contrairement à l'année dernière, aucune reconnaissance du parcours n'est organisée les semaines précédentes. Il faut dire que le parcours est tenu secret par les organisateur car il emprunte pas mal de chemins privés, et qu'il comporte quelques bonnes surprises.

En effet le parcours a été largement modifié sur le premier tiers et le dernier (le deuxième tiers entre les deux ravitos reste inchangé), pour y ajouter un peu de difficulté, de jolis nouveaux sentiers et quelques crapahutages aussi funs que raides sur le Signal de Saint-André et son sympathique copain le Crêt Pelossier.





Pour se faire plaisir sur l'Hivernale des Coursières, la contrepartie, c'est qu'il faut se lever tôt !
Je pars donc de chez moi à 6h10 dans la nuit encore bien noire. Un coup de tram, un coup de métro, et je retrouve Jérôme à la Gare d'Oullins et c'est parti pour 45 minutes de route et de papotage jusqu'à Saint-Martin-en-Haut.

A 7h30 il fait encore nuit, mais surtout il ne fait pas trop froid, et la pluie semble avoir renoncé à s'inviter à la fête (ou alors c'est un effet de ma nouvelle veste "anti-pluie"...). On va quand même vite se mettre au chaud dans la salle des sports, pour récupérer le dossard, découvrir le parcours sur carte IGN et retrouver les nombreuses connaissances kikouriennes et aussi luriennes, car le LUR est venu en force cette année !


Même si on est bien, au chaud dans le gymnase, on ne s'y attarde pas car il faut monter sur la place de l'église pour le départ... on est quand même là pour ça !

8h30 : Le speaker met l'ambiance, on tape dans les mains, et c'est parti sur des chemins inédits dès le début. On passe plus au nord avec la vue qui s'étend parfois jusqu'à Lyon, c'est sympa. Le peloton reste bien groupé pendant les premiers km où un petit bouchon s'est même formé à un moment, mais pas longtemps, et puis en papotant et en rigolant ça passe bien !

Les jolis buggys de l'orga prêts à batifoler dans la boue

Malgré un départ qui me semblait raisonnable, je ne me sens pas super au niveau cardio : trop intense, trop haut, et pourtant je ne vais pas vite. Je me fais doubler dans toutes les côtes et reviens un peu dans les descentes. Mais bon la course est longue, je ne m'affole pas.

La verdure et les fermes des Monts du Lyonnais

Compte tenu de ces sensations moyennes, je prends mon temps au ravito du 8e km, un peu de Coca, un peu de soupe, à manger dans les poches pour la route.

Descente au grand air avec vue sur le ravito du 8e kilomètre

A partir de là on retrouve l'ancien parcours jusqu'au ravito de Saint-André, avec d'abord deux bonnes côtes (où je ne me sens pas bien plus efficace qu'en début de course), puis la jolie partie roulante en balcon au-dessus de Sainte-Catherine et Riverie, avant de plonger dans la descente du bois d'Arfeuille et de se casser le nez sur la plus longue montée qui mène à Saint-André et au ravito du 19e km.

Dans la côte du Grand Mont peu après le 10e kilomètre

Et c'est à peu près à la mi-course, au-dessus de Riverie (où je tombe comme par hasard sur Laurent...), que je commence à me sentir mieux. Il faut dire que l'approche du bois d'Arfeuille me stimule : j'adore envoyer comme un porc dans la descente ! Et je ne m'en prive pas, c'est un festival !

En blacon au-dessus de Riverie

Normalement, après une telle descente, l'enchaînement avec la grosse côte de Saint-André me fait mal, je m'y attends... mais finalement cette fois tout va mieux, et je me permets même de rattraper quelques coureurs dans la montée !

La croix qui marque la jonction entre la fin de la descente du bois d'Arfeuille et le début de la longue montée vers Saint-André-la-Côte
Dans la montée vers Saint-André-la-Côte

La vue depuis Saint-André-la-Côte

J'arrive ainsi au ravito dans un bien meilleur état que l'an dernier. Donc je ne m'y attarde pas, je fini de manger ma soupe de pâtes en marchant, avec l'excitation de la découverte imminente des nouvelles portions qui vont nous mener au sommet du Signal.

Une petite soupe en marchant c'est agréaaaaaable !

Au début c'est roulant, puis petit à petit les côtes sont de plus en plus sauvages et prononcées jusqu'au mur final où il faut mettre les mains pour se hisser dans les rochers jusqu'au sommet du Signal, c'est vraiment un joli passage que nous ont trouvé les organisateurs !

Le Signal, avant...

Le Signal, pendant...

Le Signal, après !

Je constate avec joie que j'ai encore des jambes pour relancer et me faire plaisir dans la légère descente qui slalome entre les arbres en mode "Star Wars", du plaisir !

Autre nouveauté, il reste encore une petite côte avec le Crêt Pelossier. Encore un peu de crapahutage sympa dans les rochers, puis du slalom entre les arbres avant de retrouver le final habituel, globalement descendant, mais avec quelques longs faux-plats qui commencent à vraiment faire mal aux jambes. Il est temps d'arriver.

Mon fan-club a fait le déplacement :-)

Dernier petit coup de cul à 300m de l'arrivée et voila l'arche et l'entrée dans la salle des sports. Je tape dans la main de Jean-Louis le Maître organisateur avec le sourire, mais a priori, vu le regard des copains, avec une bonne tête de cadavre tout blanc aussi... oui il était temps d'arriver. Je vais donc vite m'asseoir et me requinquer avec une bonne soupe... puis une bonne bière mais un peu plus tard quand même !

Soupe de courge et bière artisanale, miam miam !

Au final je suis 425e en 3h46'51", très content, et sûr que je reviendrai encore et encore sur cette course idéale pour lancer l'année !




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