vendredi 23 octobre 2015

L'automne, la saison des recos SaintéLyon


Comme l'année dernière, la joyeuse troupe des offeurs lyonnais de Kikourou profite de l'automne et pour s'ébattre sur les chemins de la SaintéLyon afin de se mettre dans l'ambiance, de faire les derniers réglages technico-matériels, de découvrir les modifications de parcours, et surtout de partager de bons moments de sport.

Et même si cette année je ne fais pas la SaintéLyon, ce n'est pas une raison pour ne pas faire les recos !

Reco Sainte-Catherine - Soucieu - 23 km / 625 mD+ - 18/10/2015


Les photos - Le film

Les nouveau parcours de la SaintéLyon a été publié depuis quelques jours, et c'est notamment entre Sainte-Catherine et Saint-Genoux que les plus gros changements se trouvent. Cette année, plus de descente (ni de montée) du Bois d'Arfeuille, remplacée par un parcours vallonné et assez roulant sur les chemins des Coursières jusqu'au sommet du Signal de Saint-André.
Nous profitons donc d'un agréable dimanche matin (quoiqu'un peu frais) pour reconnaître de jour ce tronçon, et aussi pour battre le record de participation à un off Kikourou puisque nous sommes quand même 20 !

Quelques photos...

Riverie, une commune du Rhône... particulière

On est presque au bout de la première grande côte après Sainte-Catherine

Replat exposé, sur les chemins habituels des Coursières

Le Signal de Saint-André

En sortant du bois du Pindoley


Reco Soucieu - La Mulatière - 20 km / 420 mD+ - 21/10/2015


Les photos - Le film

Mercredi soir, juste le temps de sortir du boulot et de rentrer à la maison pour me transformer en traileur, et un coup de tram plus tard me voila à Perrache pour prendre le Car du Rhône 114 en direction de Soucieu-en-Jarrest. Le gros de la troupe monte à l'arrêt de l'aquarium d'Oullins, et c'est parti pour une reco nocturne de la dernière partie de la SaintéLyon, que la plupart feront de jour début décembre. Au passage on bat encore le record de participation à un off Kikourou, cette fois on est 23 !

Les joyeux Kikous !

Quelque-part dans Chaponost

Cette année on traverse encore le parc aventure de Sainte-Foy

La descente sur la Mulatière avec vue sur la confluence et le pont Raymond Barre
Un bon after avant d'aller au lit
Votre serviteur...




















Tout ça juste pour le plaisir, car pour moi les échéances à venir sont bien sûr le Sainté Trail Urbain, mon dernier objectif de l'année, et aussi la petite dernière, la Solaiz'Hard 18,5 km le 1er novembre, je viens juste de m'y inscrire.



jeudi 8 octobre 2015

Cinq ans de Run In Lyon



Mai 2011, les origines


Ca fait maintenant près de 7 ans que je fais du vélo de route et que je ne conçois absolument pas de courir, je n'y vois aucun intérêt ni aucun plaisir. Depuis quelques temps, ma pote Claire s'est, elle, mise à courir, et voila qu'elle me propose, comme un défi à relever tous les deux, de faire le 10 km du Run In Lyon en octobre !
Challenge accepted !
Il fallait ça pour que je daigne chausser mes baskets (des tennis en fait...) pour aller courir... on sait ce que ça a donné depuis !


Le 2 octobre 2011 : Run In Lyon 10k : 1h02'37"

Dossards et sourires



Et voila le jour J, mon premier dossard, la première fois que je vais courir aussi longtemps. Le tout dans une ambiance de folie, avec 4 sorties d'entrainement et 22 km d'expérience... Un grand moment d'incertitude, d'excitation et de joie de relever ce défi ensemble !






Des milliers de coureurs pour un départ impressionnant à Bellecour

Pour une première on part prudemment, les 2 premiers km étaient vraiment tranquilles sans pour autant aller tout doucement. Puis j'ai perdu le contact avec Claire dans le 5e km, après le ravito, un pont en faux-plat et moi voila largué ! Mais pas de souci, dans les 2 derniers km j'étais très bien et j'aurais même pu accélérer plus tôt.

Finishers souriants


L'important c'est surtout qu'on a bien fini, et qu'on était encore plus souriants à la fin qu'au début !

Au final c'était une super expérience, j'y ai pris goût, on parle déjà de remettre ça l'année prochaine... bref, j'ai choppé le virus !






Le 7 octobre 2012 : Run In Lyon 10k : 0h54'53"



On prend les mêmes et on recommence... en fait pas vraiment les mêmes, car en un an nous avons beaucoup progressé. La distance de 10k est maintenant devenue banale, et j'ai déjà bien amélioré mon record avec un 55'21" pendant l'été.
Cette fois on n'est pas là pour rigoler, on se tire la bourre et on a des records à battre, nan mais ! Enfin on rigole bien quand même :-)




La foule est dense, la notion de sas est plutôt floue, et les WC pas assez nombreux. Tant pis, c'est l'heure du départ.

Encore une participation qui bat des records sur cette nouvelle édition du Run In Lyon

Après 6 jours de repos à cause de douleurs au genou droit (faut dire que je cours encore en tennis...)
, ça allait plutôt pas mal et je n'ai pas eu mal au genou du tout. Mais après 2 km tranquilles, j'ai dû m'arrêter pour satisfaire un besoin naturel... et ensuite je suis reparti plus vite, presque trop vite, ce qui finalement m'a mis dans le bon rythme pour faire moins de 55'.

On m'appelle le chevalier blanc lala lalala !!

Il y a bien eu quelques passages où j'ai un poil ralenti mais pas trop et le dernier km a été long et intense car je savais que je devais le faire en moins de 5'.
Et ce n'est qu'à 200 m de l'arrivée, dans un sprint acharné, que j'ai rattrapé Claire !



Récup au Wallace




Une belle course, des records perso, une revanche à prendre (pour elle cette fois). Voila notre tradition du Run In Lyon bien posée, comme l'est aussi la tradition du brunch d'après course au Wallace.




Le 6 octobre 2013 : Run In Lyon 10k : 0h48'46"

Même de dos ils sont beaux

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous re-voici, Claire et moi dans nos beaux maillots jaunes, prêts à en découdre (pas les maillots hein !).
Cette année les circonstances sont un peu différentes. Je suis de plus en plus attiré par les formats plus longs, j'ai déjà deux semi-marathons à mon actif, et l'idée de m'aligner sur semi pour cette édition 2013 m'a traversé l'esprit. Mais il y a quand même deux bonnes raisons pour qu'on s'aligne encore sur 10k :
- pour en finir avec cette distance j'ai l'envie folle d'approcher les 50'
- pour Claire qui est enceinte de quelques mois, cette distance sera déjà bien suffisante
Cette année on ne va donc pas se tirer la bourre, chacun son rythme.

De mon côté je pars très vite, je double beaucoup de monde et me laisse aspirer par le peloton, sans avoir la sensation de me mettre dans le rouge, alors qu'en théorie je vais bien trop vite. A mi parcours je temporise un peu, il faut quand même gérer ce départ rapide, mais je suis vraiment dans un bon jour et je reste sous les 5'/km, c'est fou. A ce rythme le final arrive très vite et je donne tout ce qui reste (et il en reste !) dans les derniers hectomètres pour claquer un chrono incroyable pour moi, bien en-dessous des 50'.

Sprint final !

Bon appétit


Je suis vraiment satisfait de ce chrono que j'aurais du mal à battre. Je peux maintenant tourner la page 10k et m'orienter vers des distances plus longues... mais avant il s'agit surtout de récupérer au Wallace :-)






Le 5 octobre 2014 : Run In Lyon semi : 1h52'13"




Cette fois plus de doute, je m'aligne sur semi-marathon. Mais tout seul, car Claire, qui espérait faire sont grand retour post-grossesse, est malade :-(




De mon côté je n'espère pas grand chose au niveau du chrono, j'ai juste envie de profiter de l'ambiance pendant un peu moins de 2 heures. Il faut dire qu'en cette année de préparation à ma première SaintéLyon, je ne suis pas vraiment dans l'optique de progresser sur semi, et mon record en 1h51 de novembre 2013 peut dormir tranquille.

Et donc c'est parti avec comme souvent au RIL un départ un peu rapide avec beaucoup de monde à doubler, mais sans trop forcer. Tout va bien jusqu'à la sortie du tunnel de la Croix-Rousse (désagréable ce tunnel) et aux nombreux km à tourner dans le parc de la Tête d'Or où je suis un peu sorti de ma course, dans la tête je n'y étais pas trop, mais pour autant je n'ai pas trop ralenti.
Après avoir un peu trouvé le temps long, on sort enfin du parc. Là on prend une bonne grosse averse, ça réveille !




Il reste environ 6 km et je me sens mieux. J'accélère un peu, d'autant que je commence à me rendre compte qu'en tenant du 5'/km je peux éventuellement accrocher mon record. Alors j'envois, de plus en plus vite, jusqu'à un dernier km énorme où je donne tout, mais ça ne suffira pas et j'échoue à moins d'une minute de mon record.
En même temps je n'espérais déjà pas faire un aussi bon chrono, donc je ne finis pas trop déçu et peux aller tranquillement me requinquer au Wallace avec les copains (dont Claire qui est quand même dans les parages).




Le 4 octobre 2015 : Run In Lyon semi : 1h44'34"


Quatre ans déjà se sont écoulés depuis ma première course, et traditionnellement, je me lève tôt le premier dimanche d'octobre pour avoir le plaisir de me dépasser dans les rues de Lyon. Encore plus cette année, d'abord parce qu'on se lève plus tôt (le départ est avancé d'une demi heure par rapport aux années précédentes), et surtout parce que je vise un gros objectif : battre mon record sur semi (posé en début d'année en 1h49), et si possible toucher les 1h45.
Pour que la fête soit complète, Claire est là et en pleine forme cette fois pour son vrai come-back sur semi !


Pour atteindre mon but il va falloir que je tienne 21 km à 5'/km ce qui me semble difficile à croire, mais je dois le tenter. Alors je pars de suite dans le rythme, juste en dessous des 5'/km. Je suis à la fin du sas des 1h40 ce qui est bien puisque je double un peu, je me fais un peu doubler, mais c'est globalement très fluide et je déroule bien.

Vers le 7e km je sens que les jambes sont un peu tendues mais sans plus, tant que ça ne s'aggrave pas, et je suis toujours dans mon rythme, grappillant quelques petites secondes à chaque km.
Comme prévu je saute tous les ravitos (j'ai mes bidons sur moi et pas de temps à perdre), et je passe la mi-course en 52'30, pile à l'heure !

Je tiens toujours le rythme malgré des petits moments de doute aux 12e et 15e km, mais à chaque fois je relance aussitôt.

Arrive alors le tunnel de la Croix-Rousse au 16e km, et même s'il n'est toujours pas agréable d'y courir et qu'on n'y a plus les repères fournis par le GPS, ça ne m'empêche pas de rester sur mon bon rythme, sauf peut-être à la sortie où le changement de température et le franchissement du pont me mettent un peu dans le dur.

Derniers hectomètres à Bellecour
Mais plus le temps de réfléchir, on est dans le final, je suis toujours pile dans les temps et mon rythme, ultra constant depuis le départ n'a pas faibli, plus que quelques km et je vais le faire !

Ce n'est que dans le dernier km que j'en suis complètement convaincu, et d'ailleurs je ne sprinte même pas car je le sais, je tiens mon super chrono, et puis de toute façon je n'ai plus vraiment les ressources pour accélérer, juste pour tenir le bon rythme et franchir la ligne heureux en 1h44'34" !!



Et après ?


Au fil des années j'aime toujours ce rendez-vous d'octobre où j'ai débuté puis réalisé mes meilleures performances sur 10k et semi. La suite est maintenant logique et incontournable : j'espère bien faire mon premier marathon pour le Run In Lyon 2016... à suivre !

En attendant il me tarde de retrouver des sentiers et du D+, avec bientôt une autre parenthèse urbaine au Sainté Trail Urbain fin novembre.





lundi 14 septembre 2015

Du sport en Equateur


Pendant ces deux semaines en voyage organisé en Equateur, je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de faire du sport, mais je les ai bien saisies !


Un 400m vertical à la Laguna Quilotoa - 10/09/2015


Nous visitons la laguna Quilotoa, un grand lac dans le cratère d'un volcan. Le bus nous dépose en haut, à 3900m et le guide nous explique le programme : on va descendre jusqu'au bord du lac, à 3500m, pour remonter il y a possibilité de le faire à dos de mulet, et pour ceux qui s'en sentent capables ça peut aussi se faire à pied. Mais le timing de la journée est un peu serré, il ne faut donc pas y passer torp de temps. Le topo est clair et titille immédiatement mes instincts trailers, pas question que je monte sur un mulet, je vais faire la montée à pied et en moins de 45 min, c'est l'objectif. Normalement 400mD+ en 45 minutes ça passe tranquille, mais à cette altitude je nourris quelques incertitudes.

La laguna Quilotoa vue d'en haut

Pour commencer, on admire la vue, c'est quand même plutôt pas mal. Et puis là petit coup de pression du guide : "Ceux qui souhaitent remonter à pied peuvent commencer déjà à descendre histoire de ne pas perdre de temps.". Bon ben on y va d'un bon pas alors, mais tout en continuant à papoter et à prendre des photos quand même, on est en vacances d'abord :-)

On est donc 3 à s'être laissés tenter par le défi sportif du jour. On arrive au bord du lac avant le reste du groupe qui finalement n'a pas non plus traîné à descendre. Le temps de prendre quelques photos et de profiter de ce paysage grandiose, les voila déjà. Pour nous 3 il est temps de passer aux choses sérieuses, la montée !

Au bord du lac à 3500m

Bernard est au taquet, et plutôt fort, le bougre, il part de suite devant. Avec Jean-Yves on démarre plus doucement, c'est qu'avec l'incertitude de l'altitude et quand même 400mD+ en 1,5k à faire, autant ne pas se mettre dans le rouge de suite.

Début de la montée, dans le sillage des mulets

Les minutes et les mètres passent et je trouve assez vite mon rythme. Le terrain sablonneux et la pente toujours assez raide rende la progression lente, mais je sens que ça va bien se passer, je respire bien. Il faut préciser qu'au niveau de l'Equateur les effets de l'altitude sont amoindris par rapport aux latitudes plus éloignées, parce que je pense qu'en France à 3500m je ferais moins le malin...

Un peu avant la moitié de la montée, on ne voit déjà plus Bernard devant, et Jean-Yves à besoin de faire une petite pause. Tant pis, je continue sans lui, car ma constance est mon alliée, je suis bien dans mon rythme et j'ai peur de souffrir si je le coupe.

Mais des obstacles à 4 pattes se profilent à l'horizon ! Et oui, je rattrape 2 mulets qui semble un peu récalcitrants. Ils zigzaguent sur le chemin et j'entends leurs cavalières râler... en Français... tiens tiens, des françaises qui râlent, c'est rigolo :-) Mais c'est que pour les doubler c'est moins drôle, je tente un débordement par la droite mais les mulets ne l'entendent pas de cette oreille et me tassent sur le bord ! Je finis par venir à bout de ce dépassement à grande vitesse (genre 3km/h pour moi et 2,5 pour eux...) et garde en point de mire un autre petit groupe de mulets qui depuis le début monte au même rythme que moi.

Les deux mulets que j'ai eu du mal à dépasser

Sur le haut la pente s'adoucit sur quelques dizaines de mètres, alors là je ne sais pas ce qu'il m'a pris, truc de fou, j'ai trottiné ! Pas longtemps non plus hein parce que ça essouffle cette affaire. De toute façon j'y suis presque, et le temps d'admirer encore le paysage me voila rendu, en 39 minutes environ, challenge réussit !

La vue, de retour tout en haut

Pour la petite histoire, Bernard a mis 5 minutes de moins et Jean-Yves 5 minutes de plus.


Altitude record au Chimborazo - 11/09/2015


Dès le lendemain, on prend encore de la hauteur pour un petite promenade dans le fabuleux décors du Chimborazo, le toit de l'Equateur avec ses 6310m d'altitude.

Sa majesté le Chimborazo

Le pique-nique

Bon on ne va pas aller au sommet non plus, mais quand même, le bus peut nous monter directement au premier refuge, à 4900m tout de même. L'idée c'est donc de rejoindre le 2e refuge à pied, sur 900m pour 200mD+, impressionnant ! Non ? Bon d'accord mais avec l'altitude c'est pas pareil.

Tout le monde n'en ressent pas les effets de la même façon, mais me concernant, dès ma descente du bus, j'avais l'impression d'avoir bu... un peu vaseux, presque la tête qui tourne... mais ça reste gérable.

Avant de marcher on reprend quelques forces dans le premier refuge.





Et en avant pour la petite marche digestive qui me verra battre un record de lenteur au km, mais aussi franchir les 5000m ! Une impression surréaliste quand je vois ce chiffre sur ma Garmin !

Au début du chemin pour le deuxième refuge

Après plus d'une demi-heure de régulière mais lente progression, et toujours l'impression d'être bourré, j'arrive au deuxième refuge où on s'arrête un moment pour papoter, prendre des photos et admirer l'immensité lunaire devant nous, dominés par le Chimborazo aux couleurs fantastiques.

Le deuxième refuge n'est plus très loin, on en voit le toit !

Le deuxième refuge dans l'immensité

Un panneau indiquant une lagune nous incite à monter encore un tout petit peu... aussitôt dit aussitôt fait (mais doucement hein) ! La lagune ressemble plutôt à une flaque. Le Chimborazo est impressionnant et ici on a la sensation qu'il nous entoure, on est un peu dans un cirque, probablement une ancienne caldeira.

La fameuse "lagune"

Pour finir, la descente passe facilement, en courant, c'est très grisant !

La descente



Footing matinal à Cuenca - 14/09/2015


En ce lundi matin, je me lève plus tôt pour profiter de notre passage dans la "plus belle ville d'Equateur" pour aller faire un petit footing le long des façades coloniales colorées, puis le long d'une agréable rivière, avant de revenir par la place principale devant la cathédrale.
7 km en 42 minutes à l'heure où la ville s'éveille et où les enfants vont à l'école, c'était chouette, et comme ça j'ai bien mérité le bon petit dèj avec omelette et gaufres à l'hôtel !

Quelques photos de la ville prises la veille :














Je mettrai sûrement en ligne quelques vidéos, mais plus tard... y a un peu de boulot pour le montage ;-)