dimanche 31 octobre 2021

Du grand plat, un gros trail et des petits carrés... octobre fou !


Le plat

Ce mois d'octobre 2021 a commencé fort avec une tentative de record sur semi-marathon au Run In Lyon que je racontais dans cet article.

Mais je n'en n'avais pas encore fini avec le plat, car bien lancé par cette course, je me suis dit que je pouvais tenter mon record aussi sur marathon. Ca tombe bien, le dernier week-end d'octobre, la Ligue Contre le Cancer relance sa course virtuelle plusvitequelecancer, avec possibilité de la faire sur marathon !

Dimanche 31 octobre 8h15, je me lance donc pour un peu plus de 8 tours de mon Parc de Parilly préféré, chaque tour faisant 4,9 km et le retour chez moi 3 km. Pour battre mon record il faut que je fasse moins de 4'55/km. 

Je pars donc sur de bonnes bases, un peu trop vite même, avec un passage au 10k en 48', et au semi en 1h41. J'ai de l'avance mais je commence à être déjà bien entâmé. Alors au 26e km je décide de ralentir un petit peu pour gérer et je me cale autour de 5'/km. S'en suivent 10 km de déchéance progressive avec de plus en plus de mal à tenir le rythme, d'autant qu'à la fatigue s'ajoute le vent qui s'est levé.

Au 36e km, dans le dernier tour, après un 7e tour déjà très dur, je calcule que le record n'est plus accessible car je n'arrive plus à atteindre les 5'/km, alors je lâche l'affaire, je n'en peux plus et je marche quelques centaines de mètres jusqu'au robinet. Je refais le plein et bois un bon coup avant de rentrer chez moi en marchant... sauf que non, ça va être trop long de marcher, alors je repars en petit footing à 6'/km et ça va, j'arrive à tenir ce petit rythme, et même à accélérer un tout petit peu à la fin.

C'est ainsi que j'arrête le chrono après 42,2 km juste devant chez moi, en 3h35. Ca ne s'est pas passé comme je voulais, mais je suis content d'avoir fini et d'avoir fait honneur à la Ligue Contre le Cancer.

 

Le trail

Au milieu de tout ce plat, le 16 octobre, David organisait la troisième édition du Big Off Monts du Lyonnais Kikouroù, au départ de Vaugneray, dans son "jardin"... un beau jardin de 61 km et 3500 mD+ ! (les photos - la trace)

Départ matinal à 6h30

David dans la nature

Petite descente de bon matin

Belle journée dans les Monts du Lyonnais

Km 31, ravito tiré du sac à Courzieu

Pas très dynamique la relance !

Oui, il m'arrive de prendre des photos...

Km 38, pause café à Yzeron

Le lac-miroir de Thurins

Les Petits Vieux de Châteauvieux fidèles au poste

Là on doit avoir passé les 3000 mD+, et il en reste encore un peu...

Km 52, ravito assuré par la femme d'Eric, merci !

Plus qu'à redescendre, ce que le soleil a déjà commencé à faire.

L'after de rigueur !

C'était génial, et mes quadris ont mis une semaine à s'en remettre !

 

Les petits carrés

Bien utile pour agrémenter les footings plats qui ont ponctué ce mois d'octobre, je me suis pris au jeu (idiot) des petits carrés autrement appelés les Squadratinhos. Il s'agit tout simplement de passer dans des carrés de 200 m de côté, qui quadrillent le Monde, mais certains sont difficiles, comme quand ils sont au milieu d'un hôpital psychiatrique par exemple... 

En plus du nombre total de squadratinhos parcourus on peut jouer au yardinho (le maximum de carrés contigus forment ainsi mon "yardin"), et à l'übersquadratinho (le plus grand carré fait de petits carrés parcourus, j'en suis à 19x19 de côté).

Voici un aperçu de mes meilleures sorties Squadratinhos :

01/10/2021 : première fois que je joue, je bouche les trous près de chez moi (notamment à l'hôpital)

20/10/2021 : retour du boulot en travaillant le nord de mon yardin, et un hôpital de plus à l'est !

24/10/2021 : un semi-marathon pour ratisser les joyeuses petites cités du 8e arrondissement

Il reste du boulot, mais à partir de maintenant je vais un peu délaisser ce petit jeu pour remettre la priorité de mes parcours sur l'optimisation du D+... il faudra quand-même que j'aille faire un tour à Villeurbanne et dans le 6e un de ces jours !






dimanche 3 octobre 2021

Mes 10 ans au Run In Lyon


Le Run In Lyon a bien lieu cette année, et ça c'est une bonne nouvelle car c'est en quelque sorte mon anniversaire de runner ! En effet, c'est il y a 10 ans, en 2011, que Claire m'a convaincu de me mettre à la course à pied pour l'accompagner sur les 10 km du Run In Lyon, que nous terminions alors en plus d'une heure.

Cette année, Claire reprend bien la course et s'est inscrite directement sur le semi-marathon. Parfait, car l'événement ayant lieu 6 semaines après l'Echappée Belle, je n'avais pas le temps de préparer un marathon, alors le semi me va bien, sauf que parmi mes records perso, celui du semi est le plus dur à battre... Tant pis, je vais le tenter quand-même !

Je me suis donc concocté un petit plan d'entraînement en 5 semaines (en condensant un plan 8 semaines) histoire de retrouver de la vitesse sur le plat et surtout de bien me caler l'allure cible dans les jambes : il faudra faire moins de 4'30/km pour battre mon record d'1h35 !

A menu, des séances de VMA sur piste (fractions de 300, 400 ou 500 m), pas facile, des séances d'allure (fractions de 2000, 3000 ou 4000), qui passent plutôt bien autour de 4'25/km mais qui me montrent que je n'ai vraiment pas de marge pour tenir l'allure sur un semi entier. Le challenge s'annonce tendu !

 

Dimanche 3 octobre 2021, jour de course

Les photos - La trace

Ce matin il fait bon, 20°C, c'est même chaud pour un début octobre. Ceci est dû au vent du sud, qui souffle très fort depuis hier, et qui me fait craindre le pire pour ma tentative de record, car j'avais déjà constaté lors de mes séances d'allure à l'entraînement que je n'arrivais pas à tenir le rythme face au vent. On verra. En attendant je suis assez tôt sur site, place Bellecour, pour poser tranquillement mon sac à la consigne et retrouver Thierry (qui part pour un marathon en sandales dans le même sas que moi), puis Claire (dont le sas partira 30 minutes après le mien).

Je pars donc avec Thierry en trottinant en direction du départ. Nous nous calons au fond du sas rouge, le premier derrière le sas élites. Les départs sont bien gérés, le sas élite d'abord, puis le notre en plusieurs petites vagues. A 8h34 c'est pour nous !

Je pars vite, en doublant pas mal de monde sur le premier kilomètre, car je veux me mettre le plus vite possible sur mon allure cible, voire même un peu plus vite pour compenser le temps que je perdrais quand le vent sera défavorable. C'est ainsi que j'avale les 8 premiers km à 4'25/km de moyenne en gardant le cardio un peu sous le seuil, donc tout va bien, à part que comme prévu je sens bien que je n'ai pas de marge pour aller plus vite et que je trouve que je n'ai pas pris beaucoup d'avance sur l'objectif si jamais le vent me faisait ralentir...

Au 9e km, nous franchissons le pont de Collonges pour redescendre la Saône face au vent, et là, pas de miracle, l'allure baisse, entre 4'35 et 4'40/km. Pire, au fil des kilomètres la résistance du vent me fatigue et j'essaye même de m'abriter derrière les coureurs qui me doublent sans pouvoir les suivre bien longtemps.

Au km 15, quand nous allons enfin tourner à gauche pour prendre le tunnel de la Croix-Rousse, je ne parviens plus à passer sous les 4'40/km. J'espère juste qu'à l'abri du tunnel je pourrais relancer et peut-être rattraper un peu du temps perdu face au vent. Je calcule beaucoup dans ma tête en essayant de me dire que le record est encore jouable. Effectivement, dans le tunnel je me sens mieux et je reprends un peu de vitesse. Je dois être à 4'30/km sur ces 2 km abrités jusqu'à la sortie du tunnel où le tout petit faux-plat du pont de Lattre de Tassigny me fait l'effet d'un mur !

Je n'ai plus du tout le record dans les jambes et c'est de plus en plus tentant de lâcher l'affaire et de finir en footing. Mais non. D'abord sur un malentendu on ne sais jamais (le trous spacio-temporels ça existe non ?) et puis il faut finir cette course proprement et avec un bon classement tant qu'à faire. Alors je m'arrache sur les 5 derniers km à 5'/km, pas mieux, avec une foulée pesante, de moins en moins de pêche et un cardio que je dois surveiller pour ne pas exploser avant la fin.

Enfin le dernier km où grimaçant, j'essaye d'accélérer, c'est n'est pas du grand sprint mais enfin j'en termine, en moins d'1h40, ce qui était devenu mon objectif depuis le 18e km...

Dernières foulées à l'arrache

1h38'42 score final. Mon record restera donc à 1h35, mais je ne suis pas déçu pour autant. Mon chrono reste très correct et je ne pouvais pas faire mieux dans ces conditions. Bien sûr je suis parti trop vite et je l'ai payé, mais c'est le jeu quand on vise un record, on est obligé de partir sur une allure cible élevée, puis ça passe ou ça casse. Là ce n'est pas passé, mais je me satisfais de n'avoir rien lâché tout en gérant la casse pour ne finalement jamais vraiment m'écrouler.


Après la course, et après avoir un peu récupéré de mes efforts, je vais récupérer mon sac, me changer dans un WC (c'était acrobatique pour ne pas me salir...), papoter avec deux collègues qui feront le 10 km, me pointer juste au bon moment pour prendre Claire en photo dans l'avant-dernière ligne droite de son semi qui signe son retour en compétition (n'ayons pas peur des mots) !

Plus tard nous retrouverons Marie-Laure pour aller se goinfrer au Wallace comme le veut notre vieille tradition qui date déjà d'il y a 10 ans.