dimanche 27 mars 2016

Trail de Mirmande 47k, ou 48... ah ben non, 50 en fait !

Après une bonne semaine de beau temps printanier, et une incertitude jusqu'au dernier moment (pour cause de voiture indisponible), je suis bien, en ce dimanche matin, au départ du Trail de Mirmande... sous la pluie !

Les photos - Le film

Arrivés une heure avant le départ avec David (encore merci à lui de m'avoir emmené dans "son pays"), ça laisse juste le temps qu'il faut pour boire un petit café (faut dire qu'avec le changement d'heure la nuit a été courte), de retirer le dossard, et de se faire déjà une idée définitive sur la bonne humeur et la gentillesse des organisateurs et des bénévoles.
Sans trop traîner je file me changer à la voiture. Finalement je me débarrasse de la sous-couche technique pour ne garder que le maillot et les manchettes. Sur le moment j'ai un peu froid, mais c'était le bon choix, j'aurais vraiment eu trop chaud sinon. Et par dessus, bien sûr je mets ma veste de pluie Cimalp Storm dont je ne cesse d'apprécier les qualités, surtout par un temps comme aujourd'hui !

Après un petit briefing plein d'humour de l'excellent Ludovic Collet, c'est le départ à 9h tapantes.

Tous derrière le n°1 de Frédéric Desplanches !

Ca commence par un petit tour du camping afin d'étirer un peu le peloton, et de se faire tirer le portrait par la même occasion.

Un petit tour dans le camping de la Poche

Et dès le deuxième kilomètre on entre dans le vif du sujet avec la première côté, déjà bien sérieuse. On monte en file indienne, sur un rythme qui me va bien (pas trop rapide donc) et le bouchon tant redouté n'arrive qu'en haut de la côte, dont les derniers mètres sont très raides, et ne dure que deux minutes maximum, tout va bien, on peut dérouler dans la descente.

On attaque immédiatement la deuxième côte, comme la première en un peu plus raide et qui se termine par quelques mètres à plus de 40% où il faut s'accrocher aux branches et se hisser à la force des bras tant les pieds patinent dans la boue glaiseuse ! On débouche alors sur une grande piste bien roulante qui se transforme en single descendant dans la garrigue. C'est vraiment sympa et ça nous mène droit vers le superbe village de Mirmande.

Sixième kilomètre et c'est déjà la troisième côte, j'ai nommé le Mirmande Urban Trail !

Dans les ruelles pavées de Mirmande

En haut du village, on passe devant l'église puis on fini l'ascension dans la forêt, avant une descente magique dans la végétation, au milieu des buis qui forment des couloirs et des tunnels, c'est grisant.

Bien sûr, ensuite, ça remonte. Quatrième et dernière côte avant le ravito du km 11. Je m'y arrête quelques secondes le temps de boire un Coca, de refaire le niveau du bidon d'eau et d'embarquer du pain d'épice pour la route.

Après ce début de parcours très exigeant, nous sommes dans la deuxième heure de course. C'est typiquement le moment où je doute un peu. La fatigue physique commence à à être perceptible, et on n'a même pas fait le quart du chemin. Ca va être long. Vais-je finir ? Dans quel état ?
Ce sera finalement mon seul moment de doute. Le corps et l'esprit passent en mode endurance longue : je ne vois plus le temps passer de la même façon, la fatigue physique plafonne. C'est un peu difficile à décrire mais c'est cet état qui permet d'aller très loin sans s'en rendre compte, sauf si on prend un gros coup de barre plus tard, mais heureusement ça n'arrivera pas.

De toute façon je n'ai pas eu beaucoup le temps de tergiverser puisque la cinquième côte du parcours se pointe déjà. Plus longue, avec des passages assez raides.

Plus de cailloux et moins de boue, c'est quand même mieux comme ça.

En haut, vers le km 15, c'est la bifurcation. Les coureurs du 26 km nous abandonnent, et je me retrouve tout seul. C'est un moment assez agréable où je me sens basculer dans une autre aventure. Je déroule à bon train sur des chemins en dévers dans la forêt qui débouchent sur une large piste à découvert. Seul au milieu des grands espaces, à flanc de colline face à un paysage qui doit être génial par beau temps... mais là c'est un poil bouché.

Mais où est le soleil de la Drôme ?
Alors que j'approche de la longue montée vers le sommet de ladite colline, je suis rejoint par deux coureurs. L'un va filer, et l'autre (en veste jaune) ne va finalement pas beaucoup plus vite que moi et a envie de discuter un peu. On restera plus ou moins ensemble pendant deux heures.
C'est un ancien le gars, il n'a pas trop regardé le profil avant la course, n'a ni montre ni GPS, au feeling ! Je l'informe donc qu'on est parti pour une longue ascension jusqu'au km 22.

Dans la longue grimpette avec mon compagnon de route

Au sommet c'est le top ! On court entre les buis, les petits arbres et les jonquilles en fleur... on fait un beau sport quand même !

Les jonquilles en fleur, rendues un peu tristes par la pluie
S'en suit une longue descente vers le deuxième ravito à l'entrée du joli village de Marsanne, au km 26.
Je reste quatre minutes au ravito. Au programme : remplissage des bidons, grignotage sucré-salé, changement de batterie de la GoPro (qui provoque l'entrée de l'humidité et donc de la buée dans le boitier...).

Sans s'être coordonnés, on repart ensemble, mon acolyte en jaune et moi-même, pour une petite traversée du village de Marsanne. Il en profite pour me demander depuis combien de temps on court (il n'a pas de montre je rappelle). 3h48 lui dis-je.

Dans Marsanne
L'église qui domine Marsanne

Après ce détour pittoresque on retrouve la nature, et les singles grimpant de nouveau sur la montagne (je disais colline tout à l'heure...), jusqu'au col de la Grande Limite, et même un peu plus haut, dans ce monde où des éoliennes géantes vrombissent dans la brume... et où mon compagnon commence à avoir les jambes lourdes. Je ne le reverrai plus.

A partir de là, vers le km 30, le parcours devient plus roulant (sur le papier en tout cas), mais avant de lâcher les chevaux il faut survivre aux chemins aussi boueux qu'en dévers. Pendant quelques centaines de mètres c'est un festival de glissades, de rattrapage en crabe et autres figures de style. Je m'en sors sans tomber et peux profiter des prochains kilomètres, globalement descendants (j'ai bien dit "globalement") pour doubler quelques coureurs (tous très sympas), et arriver encore en bonne forme, avec juste une petite faim, au troisième ravito (km 36). Ca tombe bien, il y a du saucisson et du fromage ! Je reste quelques minutes pour refaire le plein et repars refait avec un petit sandwich à la main !

Curieux balisage avant le troisième ravito...
Un salut à mes amis les ânes

Les kilomètres qui suivent sont assez déroutants. On enchaîne les petites montées et petites descentes, ça slalome dans la garrigue, il faut souvent relancer, et j'y arrive encore, tout content de pouvoir courir dès que la pente se radouci. Mais il commence à me tarder d'arriver au pied de la dernière bosse qui fait office d'épouvantail de la fin de course. Le truc c'est que sur le papier on doit parcourir 45 ou 47 km (c'est pas très précis) mais que je sais qu'on en fera plus, sans vraiment savoir combien. Difficile alors de déterminer combien il reste de kilomètres avant d'arriver sur la dernière bosse, et comme en plus on tournicote dans la garrigue...

Kilomètre 47, cette fois on y est. La dernière grosse côte se dresse devant moi. Ca monte bien, un peu raide, mais finalement moins que ce que je craignais. J'ai encore de la force. J'avance lentement mais sûrement, j'en suis tout étonné. Je double un coureur qui me dit qu'il est cuit alors qu'un autre nous dépose de façon impressionnante. Ce sera d'ailleurs le seul à me doubler depuis le ravito de Marsanne, c'est dingue !
En haut c'est trop bon ! Plus qu'un kilomètre et demi de descente et me voila de retour au camping de la Poche, bien entamé après 50 km et 7h04 de course mais pas mort, loin de là, je suis vraiment content ! En plus pour le goûter c'est paella !

Comment ça 47 km ??









dimanche 21 février 2016

Foulées San Priotes : le record surprise

Dimanche matin, comme chaque année, je suis allé à Saint-Priest pour courir les Foulées San Priotes, sur semi. Je ne pensais pas avoir grand chose à raconter sur cette course. Et pour cause, j' y allais sans intention de résultat, mes motivations et ma préparation étant bien plus axées sur le trail cette année. Et puis compte tenu du temps que j'ai claqué au Run In Lyon en octobre, mon objectif du moment, sur un parcours plat, en moins d'1h45, je ne me voyais pas battre ce record de sitôt, et encore moins sur les faux-plats de Saint-Priest.

Puis voila, au départ je pars trop vite, entraîné par le peloton, comme souvent, mais je me sens bien.

Départ détendu, avec Claire

Kilomètre 5, je me dis qu'il va peut-être falloir penser à se calmer un peu, ce que je ne fais pas vraiment. Je me sens toujours en jambes, je reporte à plus tard la question de la gestion de l'effort.

5e kilomètre, là je suis bien chaud !

Quand aux 10e kilomètre je passe en 49' et des poussières, je me dis qu'il y a un truc à faire là !
"T'es parti trop vite, maintenant assume, tu ne peux plus reculer devant ce record prenable, tu t'es condamné à ne rien lâcher jusqu'au bout, c'est bête hein, toi qui voulait y aller tranquille aujourd'hui !".
Oui des fois on est plusieurs dans ma tête  8-)

10e kilomètre bien dans le rythme

Alors on ne lâche rien. Les faux-plats s'enchaînent, la fatigue arrive un peu, mais je garde le rythme, et finalement, les jambes vont bien. La fatigue c'est dans la tête d'abord !

Après 15 kilomètres, là il faut commencer à se taper dedans pour ne pas ralentir. D'autant qu'on va attaquer 5 kilomètres globalement montants (des faux-plats hein, on n'est pas sur un trail là...). Peu importe, les jambes ont encore de beaux restes et la motivation est au top. Je fais sans cesse des calculs. J'estime avoir une minute d'avance sur mon record si je tiens du 5'/km. Normalement ça passe !

15 kilomètres dans la joie...
... et la bonne humeur !

Dans les faux-plats montants je commence à forcer un peu, dès que la pente s'adoucit ou s'inverse je relance plus fort, mais encore un peu prudemment pour ne pas me faire exploser, il reste encore quelques bornes.

Confiant après 20 km
Dernier kilomètre, globalement descendant (je connais bien le parcours à force), c'est gagné, rien ne peut plus m'arriver, j'envoie, c'est cool, un peu dur, mais cool, jusqu'au sprint final bien enlevé !




Franchement, je n'en reviens pas !

Finalement je crois qu'un parcours avec des faux plats me convient mieux qu'un parcours tout plat. Le temps perdu dans les montées est rattrapé dans les descentes et j'ai plus l'habitude de relancer que de tenir un rythme élevé et constant tout le long comme au RIL... ou alors c'est juste que j'avais de bonnes jambes aujourd'hui, allez savoir.



jeudi 11 février 2016

L'entrainement hivernal, expérimental


Depuis l'Hivernale des Coursières et à la faveur d'un mois de janvier plutôt chaud (pour la saison), je n'ai pas chômé. L'entraînement hivernal bat son plein.
Au fil de mes nombreuses lectures d'articles traitant de l'entraînement, sur le net et dans les magazines, j'ai découvert tellement de structures de séances et d'exercices différents qu'il me faut bien admettre que je ne peux pas tout faire. Alors j'ai opté pour une expérimentation variée de types de séances allant dans le sens des axes que je souhaite travailler cet hiver, en vue de mon seul gros objectif, la Montagn'Hard 60 début juillet.

Attardons-nous sur les-dits axes :


La VMA


Il est clair que pour un long trail de montagne, la VMA ne fait partie de mes priorités absolues. Elle n'en reste pas moins une base incontournable de la course à pied, et comme je ne vais plus trop m'y intéresser dans les mois qui viennent, je me suis dit qu'il serait intéressant de la travailler un peu en janvier.
Pour ça rien de bien révolutionnaire, j'ai alterné les fractionnés courts (30/30) et longs (quelques minutes), sur quelques séances, plus pour m'entretenir que pour vraiment progresser. On verra ce que ça donne le 21 février sur le semi des Foulées San Priotes, qui viendra déjà fermer la page "vitesse" pour ce début d'année.


Le renforcement musculaire


Compte tenu du dénivelé que je vais devoir encaisser dans les mois qui viennent, le renforcement musculaire, et notamment des jambes, est indispensable pour moi. Côté force en côte, me concernant, il y a du boulot !
C'est dans ce domaine que j'ai adopté une approche expérimentale et variée, en espérant que ça porte ces fruits... je ne sais pas encore... l'avenir nous le dira.

J'ai par exemple profité de séances VMA pour travailler également les cuissots, en remplaçant les phases de récup par des squats ou de la chaise, myo cross max style !

Hors séance de course, ou juste à la fin, j'ai aussi testé le Tabata. Le principe : 8x20" d'exercices de renfo variés entrecoupés de 10" de récup, en tâchant de garder une haute intensité d'effort.
L'avantage pour moi qui ai parfois du mal à m'astreindre à des séances de muscu à la maison, c'est qu'en l'espace de 4 minutes on travaille déjà bien.
Par contre la difficulté c'est le dosage : la première fois je me suis lancé dans des exercices assez durs (comme les fentes sautées, les burpees, les sauts pieds joints) et j'ai eu de grosses courbatures pendant 3 jours ! Du coup les fois suivantes j'ai bien travaillé quand même, mais peut-être pas assez intensément.

Bien sûr il ne faut pas non plus négliger le haut du corps.
J'ai d'ores et déjà attaqué les séances régulières (une ou deux fois par semaine pour l'instant) de gainage et d'abdos. Mais il va falloir que je me mette sérieusement à travailler mon gros point faible : les bras ! Là j'ai du mal à me motiver, mais si je veux être efficace avec les bâtons il va bien falloir s'y mettre. Je pense donc très bientôt faire des séances alternant pompes, dips et abdos sous forme de Tabata. Je vous dirais ce que ça donne... ou pas, si j'ai trop mal aux bras pour taper au clavier !

Dans les semaines à venir je vais aussi essayer de caser du renforcement en côtes avec des foulées bondissantes, des montées en fentes, des exercices en escaliers... toutes ces choses que j'ai vaguement testées une ou deux fois et qui méritent d'être approfondies.


L'endurance


Et l'endurance fondamentale me direz-vous ? Et bien là je compte sur les sorties longues du week-end. Ce sont les sorties les plus plaisantes pour moi. Ca permet d'aller dans la nature, de courir au feeling et d'avoir bien le temps d'en profiter. En plus ce mois-ci j'ai été gâté puisque beaucoup de offs collectifs ont été organisés par de joyeux kikoureurs, et aussi par le LUR.

Aperçus :

17 janvier : 21 km rafraîchissants dans les Monts du Lyonnais

30 janvier : 25 km de nuit dans les Monts du Lyonnais

Pour pousser un peu plus loin les sorties longues, il y a le concept du week-end choc avec l'enchaînement de deux sorties longues et dures sur un même week-end. Il sera intéressant d'en placer un toutes les quatre ou cinq semaines, si possible. Et grâce au LUR puis à David j'ai testé ça le week-end dernier avec le Lurdunum vendredi soir (les photos - le film officiel), et la Combe de Saou dimanche matin (les photosle film). Un super week-end malgré la pluie du dimanche et des jambes lourdes qui n'avaient bien sûr pas récupéré de la première sortie. Bon, il n'y avait pas le volume d'un vrai week-end choc, mais ça donne une première idée.

5 février : le Lurdunum : 22 km organisés par le LUR pour un bel inventaire des côtes, escaliers et traboules de Lyon

7 février : 16 km et une bonne grosse ascension dans la magique forêt de Saou


Apprivoiser le matériel :


Sur un trail long, le matériel doit être utile et surtout pas gênant. C'est pour ça qu'il faut le plus possible le tester et se mettre en situation afin de toute maîtriser et d'éviter les mauvaises surprises le jour J.

Le planté de bâton dans la Combe de Saou

Pour moi ça concerne surtout la grande nouveauté de cette année : les bâtons.

Il faut déjà apprendre à s'en servir pour optimiser les déplacements, sur le plat, en montée et en descente.
J'ai commencé mon apprentissage par une petite sortie mêlant footing et marche nordique sur terrain varié et majoritairement plat, par un beau matin en bord de Loire.

La deuxième sortie c'était dimanche dernier dans la Combe de Saou où les bâtons ont bien aidé mes jambes fatiguées dans la longue montée. J'ai déjà de bonnes sensations avec ces engins que je craignais de prime abord, mais j'ai quand même commencé à percevoir la fatigue qu'ils pourraient provoquer dans les bras sur le long terme.

Il va aussi me falloir un peu de temps pour arriver à les ranger et les sortir les yeux fermés. Les manipulations, ça s'apprend. Enfin déjà je suis content d'avoir trouvé une bonne solution pour les fixer au sac : en travers du ventre grâce à un élastique fixé sous chaque porte-bidon.

Petite manipulation supplémentaire qu'il faut que je gère : le combo bâtons + GoPro ! Hors de question que je ne puisse pas filmer à tout moment ;-)


Concernant les vêtements, le sac, les bidons et les chaussures je suis déjà bien rôdé. Juste deux remarques :

- J'hésite à m'acheter des bidons avec pipette pour avoir encore moins de manipulations à faire pour boire avec les bâtons en main... à voir.

- La veste Cimalp Storm que j'ai depuis Noël est top ! Confortable, imperméable, légère et ne tient ni trop chaud ni trop froid.


En bref...


Voici le résumé du premier mois d'entraînement 2016 (on peut y ajouter un peu de renfo musculaire à la maison et du futsal avec les collègues) :



N'oublions pas l'un des fondamentaux de l'entraînement : le sommeil ! Donc là je vais aller me coucher parce que blogger c'est bien mais demain faut se lever ;-)





dimanche 10 janvier 2016

L'Hivernale (ou Automnale) des Coursières




Et voila la saison 2016 lancée ! Et quoi de mieux pour commencer qu'un bon trail de 30km pour 1100mD+, avec plein de copains, une super organisation, des paysages mont-du-lyonnaisques, de la boue, des conditions automnales, de la soupe aux ravitos, il ne manque rien pour passer un super dimanche sur l'Hivernale des Coursières !

Les photos - Le film




L'équipe de balisage dans le Signal

Contrairement à l'année dernière, aucune reconnaissance du parcours n'est organisée les semaines précédentes. Il faut dire que le parcours est tenu secret par les organisateur car il emprunte pas mal de chemins privés, et qu'il comporte quelques bonnes surprises.

En effet le parcours a été largement modifié sur le premier tiers et le dernier (le deuxième tiers entre les deux ravitos reste inchangé), pour y ajouter un peu de difficulté, de jolis nouveaux sentiers et quelques crapahutages aussi funs que raides sur le Signal de Saint-André et son sympathique copain le Crêt Pelossier.





Pour se faire plaisir sur l'Hivernale des Coursières, la contrepartie, c'est qu'il faut se lever tôt !
Je pars donc de chez moi à 6h10 dans la nuit encore bien noire. Un coup de tram, un coup de métro, et je retrouve Jérôme à la Gare d'Oullins et c'est parti pour 45 minutes de route et de papotage jusqu'à Saint-Martin-en-Haut.

A 7h30 il fait encore nuit, mais surtout il ne fait pas trop froid, et la pluie semble avoir renoncé à s'inviter à la fête (ou alors c'est un effet de ma nouvelle veste "anti-pluie"...). On va quand même vite se mettre au chaud dans la salle des sports, pour récupérer le dossard, découvrir le parcours sur carte IGN et retrouver les nombreuses connaissances kikouriennes et aussi luriennes, car le LUR est venu en force cette année !


Même si on est bien, au chaud dans le gymnase, on ne s'y attarde pas car il faut monter sur la place de l'église pour le départ... on est quand même là pour ça !

8h30 : Le speaker met l'ambiance, on tape dans les mains, et c'est parti sur des chemins inédits dès le début. On passe plus au nord avec la vue qui s'étend parfois jusqu'à Lyon, c'est sympa. Le peloton reste bien groupé pendant les premiers km où un petit bouchon s'est même formé à un moment, mais pas longtemps, et puis en papotant et en rigolant ça passe bien !

Les jolis buggys de l'orga prêts à batifoler dans la boue

Malgré un départ qui me semblait raisonnable, je ne me sens pas super au niveau cardio : trop intense, trop haut, et pourtant je ne vais pas vite. Je me fais doubler dans toutes les côtes et reviens un peu dans les descentes. Mais bon la course est longue, je ne m'affole pas.

La verdure et les fermes des Monts du Lyonnais

Compte tenu de ces sensations moyennes, je prends mon temps au ravito du 8e km, un peu de Coca, un peu de soupe, à manger dans les poches pour la route.

Descente au grand air avec vue sur le ravito du 8e kilomètre

A partir de là on retrouve l'ancien parcours jusqu'au ravito de Saint-André, avec d'abord deux bonnes côtes (où je ne me sens pas bien plus efficace qu'en début de course), puis la jolie partie roulante en balcon au-dessus de Sainte-Catherine et Riverie, avant de plonger dans la descente du bois d'Arfeuille et de se casser le nez sur la plus longue montée qui mène à Saint-André et au ravito du 19e km.

Dans la côte du Grand Mont peu après le 10e kilomètre

Et c'est à peu près à la mi-course, au-dessus de Riverie (où je tombe comme par hasard sur Laurent...), que je commence à me sentir mieux. Il faut dire que l'approche du bois d'Arfeuille me stimule : j'adore envoyer comme un porc dans la descente ! Et je ne m'en prive pas, c'est un festival !

En blacon au-dessus de Riverie

Normalement, après une telle descente, l'enchaînement avec la grosse côte de Saint-André me fait mal, je m'y attends... mais finalement cette fois tout va mieux, et je me permets même de rattraper quelques coureurs dans la montée !

La croix qui marque la jonction entre la fin de la descente du bois d'Arfeuille et le début de la longue montée vers Saint-André-la-Côte
Dans la montée vers Saint-André-la-Côte

La vue depuis Saint-André-la-Côte

J'arrive ainsi au ravito dans un bien meilleur état que l'an dernier. Donc je ne m'y attarde pas, je fini de manger ma soupe de pâtes en marchant, avec l'excitation de la découverte imminente des nouvelles portions qui vont nous mener au sommet du Signal.

Une petite soupe en marchant c'est agréaaaaaable !

Au début c'est roulant, puis petit à petit les côtes sont de plus en plus sauvages et prononcées jusqu'au mur final où il faut mettre les mains pour se hisser dans les rochers jusqu'au sommet du Signal, c'est vraiment un joli passage que nous ont trouvé les organisateurs !

Le Signal, avant...

Le Signal, pendant...

Le Signal, après !

Je constate avec joie que j'ai encore des jambes pour relancer et me faire plaisir dans la légère descente qui slalome entre les arbres en mode "Star Wars", du plaisir !

Autre nouveauté, il reste encore une petite côte avec le Crêt Pelossier. Encore un peu de crapahutage sympa dans les rochers, puis du slalom entre les arbres avant de retrouver le final habituel, globalement descendant, mais avec quelques longs faux-plats qui commencent à vraiment faire mal aux jambes. Il est temps d'arriver.

Mon fan-club a fait le déplacement :-)

Dernier petit coup de cul à 300m de l'arrivée et voila l'arche et l'entrée dans la salle des sports. Je tape dans la main de Jean-Louis le Maître organisateur avec le sourire, mais a priori, vu le regard des copains, avec une bonne tête de cadavre tout blanc aussi... oui il était temps d'arriver. Je vais donc vite m'asseoir et me requinquer avec une bonne soupe... puis une bonne bière mais un peu plus tard quand même !

Soupe de courge et bière artisanale, miam miam !

Au final je suis 425e en 3h46'51", très content, et sûr que je reviendrai encore et encore sur cette course idéale pour lancer l'année !




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mercredi 30 décembre 2015

Bilan 2015 et regards sur 2016


2015...


Une bien belle année !
Après 2014 où je m'initiais au trail et et préparais la SaintéLyon, je décidais de mettre de côté la STL en 2015 et d'orienter cette année sur le plaisir du trail diurne dans de beaux décors, dans le but de progresser et surtout de prendre du plaisir. Je ne délaissais pas pour autant le bitume (déjà en ville c'est là-dessus que je cours), car l'idée de faire mon premier marathon se précisait. Finalement les vacances ne me permettant pas de préparer un marathon, j'ai vite oublié l'idée pour cette année.


Prévisions :


Je me fixais donc deux objectifs sur les deux premiers tiers de l'année :
- enchaîner le Trail des Coursières (47k) et le Pilatrail (44k) sans souffrance et sans me prendre les BH
- battre mon record sur semi au Run In Lyon et si possible accrocher les 1h45

Pour la fin d'année je me laissais la liberté d'aviser plus tard, j'avais déjà de quoi bien m'occuper là. Dans l'idée je visais la participation aux offs de reco STL, et comme justement je ne ferais pas la STL, c'était l'année ou jamais pour participer au Sainté Trail Urbain qui me tient à coeur.

Et pendant ce temps je comptais bien faire plus ample connaissance avec mes nouveaux amis de Kikourou, au fil de jolis offs.


Réalisations :


En chiffres ça donne :

1500km pour 33000mD+ 
Dont 280km pour 8450mD+ en compétition.

9 courses :
5 trails courts : 
    Hivernale des Coursières 30k
    Trail des Salamandres 30k
    Trail des Coursières 47k
    Pilatrail des Trois Dents 44k
    La Solaiz'Hard (mais pas trop) 18k

2 semi-marathons :
    Foulées San-Priotes
    Run In Lyon

2 trails urbains :
    Lyon Urban Trail 35k
    Sainté Trail Urbain 34k


Et par rapport aux prévisions ?

Plaisir de courir en nature de jour, dans de beaux décors : 
La Dent de Crolle un peu humide

OUI !
Mais... je n'ai quand même pas eu de chance avec la météo : brume, brouillard, humidité, voire pluie là où je comptais m'en mettre plein les yeux notamment au trail des Salamandres, à la Solaiz'Hard, au Sainté Trail Urbain, et lors de ma sortie en Chartreuse au mois d'août.

Bon mais sinon j'en ai quand même bien profité les autres jours !


Enchaîner les Coursières 47k et le Pilatrail :
La soupe des Coursières

OUI ! 
Objectif bien rempli, avec plaisir et sensations sur le Pilatrail, un peu plus de difficultés sur les Coursières, où j'ai découvert pendant de longues minutes le doute et la grande tentation de l'abandon quand les réserves sont épuisées et que le corps ne veut plus répondre, jusqu'à ce que la soupe salvatrice  fasse son effet. Fin de rhume + début de la chaleur printanière + pas de casquette + pas assez bu... j'en ai tiré, les enseignements.


Le record sur semi-marathon :
Record battu !!

OUI !
Objectif plus que rempli ! Après un chrono très prometteur de 1h48'57" aux Foulées San-Priotes en février, je n'étais plus sûr de rien 7 mois plus tard en rentrant de voyage juste avant le Run In Lyon. Et puis finalement, après un gros début d'année et cette bonne coupure, la vitesse fut au rendez-vous pour un temps canon en 1h44'34", un record qui me satisfait pleinement.


Le Sainté Trail Urbain, mais pas que :

Lyon Urban Trail
OUI !
Oui je l'ai fait ce Sainté Trail Urbain dans les rues de ma jeunesse !
Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que 2015 serait mon année de trails urbains. Moi qui pensais ne pas faire le Lyon Urban Trail en avril, j'ai gagné un dossard, et ai pris un plaisir fou à reconnaître le grand parcours puis à le faire en course
Et pour un peu je me serais laissé tenter par le LUT by Night, après avoir participé à la reco intégrale organisée de main de maître par le LUR !


Le plaisir des offs Kikourou :

OUI !
Le col de Morétan
Cette année j'ai encore rencontré plein de gens super sympa et fait des offs mémorables, c'est vraiment bien Kikourou !

Il y a d'abord eu les offs dans la neige des Monts du Lyonnais, puis le off des records, un bon concept pour se taper dedans et s'achever à l'after !

A l'automne il y a eu les incontournables offs reco STL, j'en ai fait deux, comme prévu, et c'était très chouette.

Mais surtout, je retiens ce fabuleux off du mois du juillet en Belledonne, avec le col de Morétan, une journée magnifique et une révélation pour moi : la montagne c'est vraiment génial !

Et puis ce qui est bien avec Kikourou c'est que même sans courir on peut vivre la course de l'intérieur, c'est ce que j'ai découvert en juillet et août, en passant des heures à lire les suivis live sur les fils des différents ultras de l'été... Ca fait rêver et ça donne des idées...


Et le vélo dans tout ça ?

Euh... ben je n'ai fait qu'une seule sortie cette année...



Regards sur 2016


Depuis quelques jours j'ai déjà la tête en 2016. Je me prépare à attaquer un gros plan d'entraînement et je commence déjà à intégrer de la PPG dans mes sorties. Et pour cause, les objectifs 2016 ne sont pas nombreux, mais gros, nécessitant 6 mois de préparation (en tout cas c'est le plan prévu) : 

Lale 2 juillet !

Car je veux m'orienter tant que possible vers des trail plus longs et vers la montagne si attirante.
C'est le grand axe de l'année prochaine qui devrait impliquer les points suivants :

- Des plan d'entraînement plus précis et complets, peaufinés au fil de mes lectures et de mes expériences.

- Le retour du vélo dans une idée d'entraînement croisé.

- L'apprentissage de l'utilisation des bâtons. Je ne tenais pas à y passer, mais finalement je me suis laissé convaincre, c'est certainement mieux comme ça. Je commençais vraiment à avoir peur de ne pas pouvoir avaler les 4500mD+ de la MH60 sans bâtons. Maintenant tout reste à faire : se renforcer, et apprendre.

- Et surtout du plaisir, toujours !


Et ensuite je prévois de faire mon premier marathon au Run In Lyon (<4h si possible) et ma deuxième SaintéLyon solo (<9h30 si possible)... on verra bien...



Bonnes fêtes de fin d'année et à bientôt en 2016 !!!





dimanche 22 novembre 2015

Sainté Trail Urbain, quand il faut aller au charbon

Alors non je ne mets pas ce titre que pour faire un jeu de mots (comme si c'était mon genre...), mais parce que sur ce Sainté Trail Urbain 2015 il y a une barrière horaire au bout de 3h, au 26e kilomètre, sur le site minier du Puit Couriot. 25 km en 3h, sur un trail urbain assez roulant, ça doit passer. Sauf que ce n'est pas si roulant que ça, et qu'avec le froid et la neige qui sont arrivés sur ma bonne ville natale de Saint-Etienne, pour passer la barrière horaire il va vraiment falloir aller au charbon !
En préparant la course j'étais assez confiant, mais pas complètement sûr non plus de passer, j'ai donc très vite pris le parti de couper cette épreuve en deux : une course de 26 km à boucler en moins de 3h, avec mes temps de passage estimés, et un final de 8 km avec deux belles bosses, à faire sans stress avec les force qui resteraient.


Et voila ce que ça a donné :

Les photos - Le film

L'avant-course tranquille


De bon matin ça roule bien pour venir de Lyon, et heureusement il n'a pas neigé pendant la nuit. A 7h50 on n'a que l'embarras du choix pour se garer à proximité du Zénith et du Parc des expositions de Saint-Etienne, alors que quelques petits flocons tombent gentiment.

8h00 : Retrait des dossards au Parc des expositions, avec le sac coureur contenant un buff et aussi un bonnet ! Parfait : le buff c'est pour moi et le bonnet pour mon épouse qui m'a accompagné et qui aura moins froid comme ça.

Devant le Zénith


8h40 : Un petit tour à la voiture pour finir de me préparer et je prends la direction du départ, devant le Zénith, au petit trot, histoire de lutter contre le froid (1° maxi) et de pouvoir partir sur un bon rythme car aujourd'hui il ne s'agit pas de traîner.



8h55 : Les 400 inscrits sur le format long sont en place sur la ligne de départ pour 1 minute d'applaudissements, suivie d'une Marseillaise reprise en choeur, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13/11.

La zone de départ

Ne rien lâcher pendant 25 km

Derrière le cimetière du Crêt de Roch

9h02 : Un petit coup de sifflet retenti et c'est parti !
Je profite des deux premiers km plats pour me mettre dans le rythme, et rentrer d'un bon pied dans la première côte, brève, le Crêt de Roch. De suite on est dans l'ambiance trail puisqu'on contourne le cimetière par un single boueux, avant de retrouver la ville et les escaliers, dévalés deux à deux, jusqu'à la place Jean Jaurès et à l'Hôtel de Ville.

Tout s'est enchaîné très vite. Deux km maintenant pour temporiser, mais pas trop, avant d'attaquer le premier gros morceau : l'ascension de la colline de Villeboeuf et ses escaliers. Ce n'est pas facile. J'ai la drôle d'impression qu'on vient juste de partir mais que je suis dans l'effort depuis deux heures... pas très bon signe ça après une demi-heure de course. Bref, pas grave je me re-concentre vite sur la montée. En haut c'est légèrement vallonné, plutôt descendant, jusqu'au parc du Bois d'Avaize où on change encore de décors, là on est en pleine forêt ! C'est boueux dans les descentes, attention aux glissades. A la sortie du parc on retrouve le goudron et j'envois un peu dans la descente.

10h00 : A Terrenoire, le bassin de Janon est en vue, et mes parents aussi ! Ils sont passés m'encourager, ça fait plaisir, d'autant que je sens bien maintenant que je ne suis pas dans un bon jour, les jambes sont lourdes dans les côtes.

A Terrenoire, juste avant le premier ravito

Le ravito de Janon sous la neige

10h05 : Passage rapide au ravito où les pom-pom girls mettent l'ambiance. J'ai 5 minutes d'avance sur mes estimations, donc ça va, mais on attaque déjà la côte de la Métare, la plus longue du parcours, et comme je n'ai pas de bonnes jambes en montée je ne suis pas vraiment rassuré.

La première partie monte d'une bonne pente sur un sentier en direction de l'IUT. Là on a un léger replat goudronné avant d'attaquer un single qui grimpe encore, dans la forêt, dans la neige, pour du vrai bon trail qui n'a plus grand chose d'urbain.

Tout en haut de la Métare

Au bout de cet effort nous arrivons au point culminant du parcours. Petite descente, re-côte, puis la vraie descente, d'abord technique, ensuite très roulante lorsqu'on retrouve la route.

10h45 : Juste avant de débouler sur le petit ravito liquide du Portail-Rouge (km 15), bonne surprise, mes parents sont encore là pour m'encourager ! A Terrenoire c'était prévu, là non.
Et quid du plan de marche me direz-vous... et bien j'ai toujours une petite avance sur mes prévisions, avec pourtant l'impression d'être en retard.

Passage au Portail-Rouge

Nous voici de nouveau en ville, mais ce n'est pas plat pour autant, et pas forcément roulant non plus car le parcours nous réserve des petites surprises par ci par là avec des "passages secrets" techniques entre les rues, c'est vraiment sympa !

11h05 : Je suis pile à l'heure prévue à la Place du Bicentenaire (km 18) pour couper la Grand-Rue et basculer de l'autre côté de la ville, en direction de la Cotonne, prochaine difficulté du parcours.
On commence par contourner un bout de la colline par la voie verte, un bon faux-plat où je me traîne. Du coup quand la pente se dresse pour monter droit sur la colline, je ne force pas trop, préférant me ravitailler en liquide et en sucré. La montée n'est de toute façon pas trop longue avant de basculer dans une descente raide et bien roulante.

11h25 : Je déboule donc pile dans mes prévisions à Tardy. Normalement, parti comme ça je devrais avoir un quart d'heure d'avance sur la BH au Puit Couriot, sauf qu'en plus de ma petite forme du jour j'ai sous-estimé la portion à venir.
La descente en petits lacets d'Auguste Bernard est rigolote, mais pas très rapide, et juste après, la remontée derrière le Musée d'Art et d'Industrie est plus longue que prévu, par un chemin qui serpente, et j'ai de plus en plus de mal à relancer efficacement.

La descente d'Auguste Bernard

Il reste alors 3 km jusqu'au ravito fatidique du Puit Couriot, qui, sur le papier, semblaient globalement plats, mais en réalité pas tant que ça... je perds du temps et je le sais. Ca sent la BH mais je sens qu'il va quand même falloir que je fasse une pause au ravito pour me requinquer un peu, ça va être chaud !

Le Puit Couriot et les crassiers

11h55 : Le Puit Couriot, enfin, j'y suis presque, mais il reste encore l'un des passages les plus sympas du parcours, mais qui fait aussi perdre du temps, la visite expresse du musée de la mine ! On monte quelques marches, on traverse les salles des machines, tout en suivant le marquage lumineux on traverse la fameuse salle des pendus, les douches, et voici le ravito, il était temps.

12h00 : Malgré l'heure très limite je m'accorde quelques minutes pour manger, boire et changer la batterie de la GoPro. Mais quand j'entends un policier dire à un bénévole que les prochains arrivés seront hors course, je me dépêche de repartir.


C'était moins une, mais c'est fait, j'ai gagné de justesse ma première course contre la montre, il en reste une à finir maintenant.


Une belle fin de course, un peu gâchée


13h05 : Ca commence d'entrée par un beau single dré dans l'crassier !
Et là stupeur ! Un débaliseur nous dépasse (on est une petite dizaine de coureurs), et ça, ça fait baliser... Je me suis bien demandé s'il n'allait pas nous demander de faire demi-tour. Finalement non, on le repasse et on ne le reverra plus, la course peut donc continuer sans stress.

La traversée de Côte Chaude est un peu monotone, mais les pensées sont déjà tournées vers le dernier gros défi du jour : le Crêt de Montaud.

12h25 : On y est. La porte du Parc de Montaud se présente. Et là, très bonne surprise, un petit ravito inattendu avec du café chaud !! On n'a eu droit qu'à du froid depuis le début et j'avais vraiment regretté de ne pas voir de café au ravito du Puit Couriot. Je m'accorde donc 2 minutes pour me réchauffer le gosier, et repartir un peu ragaillardi à l'assaut du Crêt de Montaud.
La couleur est annoncée par un petit panneau indiquant 500m pour 90mD+. Les escaliers s'enchaînent et finalement je ne souffre pas tant que ça, et je double même un ou deux coureurs.

Les escaliers dans le Parc de Montaud

12h35 : Au sommet des 6 soleils on retrouve un peu de neige, et les bénévoles les plus malchanceux du jour au pointage chronométrique en plein vent glacial, les pauvres.

Les 6 soleils au sommet du Parc de Montaud

Enfin le plus dur est fait. La descente est sympa, très nature, pour arriver dans des lotissements et des jardins, c'est joli.
On retrouve un décors plus urbain à Grouchy. Quelques marches à monter sur la passerelle SNCF de la Terrasse, moins de 3 km à boucler, avec le Chaudron à portée de main...
Et là c'est le drame. Déception. On passe devant Geoffroy Guichard sans y entrer... incroyable ! J'apprendrais plus tard que les coureurs passés 5 minutes avant nous ont été les dernier à passer dans le Chaudron, puis l'orga à fermé le stade. D'accord dans un contexte difficile et avec un match le soir même ce n'est pas facile à gérer mais quand même, nous priver de ça, et ne pas nous laisser faire le même parcours que les autres jusqu'au bout alors qu'on est dans la même course, c'est décevant.

Le stade Geoffroy Guichard... plus chaud de l'intérieur, parait-il...

13h00 : Tant pis pour le stade (même si je suis encore déçu à l'heure qu'il est), le plus important c'est l'arrivée, en 3h59, avec quand même la satisfaction d'avoir fait un très joli parcours autour de Saint-Etienne, dans des conditions difficiles, avec du plaisir malgré la petite forme du jour.
Place à la grosse paella bien méritée, et au repos de fin de saison !